Articles juridiques 24


ProcĂšs-verbal, registre spĂ©cial et compte-rendu dâune rĂ©union du CSE
Le procĂšs-verbal dâune rĂ©union du CSE constitue un document essentiel au fonctionnement du comitĂ©. Il permet notamment de conserver une trace des dĂ©bats, des consultations, des votes et des dĂ©cisions intervenus lors des rĂ©unions.
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La rĂ©daction dâun procĂšs-verbal (PV) de rĂ©union du CSE nâest toutefois obligatoire que dans les entreprises ayant un certain effectif. Dâautres formes de compte-rendu peuvent Ă©galement ĂȘtre utilisĂ©es par les Ă©lus pour conserver une trace des Ă©changes.
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Cet article présente les rÚgles applicables au procÚs-verbal des réunions, ainsi que les principales différences entre le PV, le registre spécial et le compte rendu de réunion.
Le procÚs-verbal (PV) des réunions du CSE
Dans les entreprises employant 50 salariĂ©s et plus, le PV des rĂ©unions du CSE constitue le document officiel permettant de consigner les dĂ©libĂ©rations du comitĂ©. Sa rĂ©daction, son contenu et sa diffusion sont soumis Ă plusieurs rĂšgles prĂ©vues par le Code du travail. La loi permet aussi le recours Ă certaines mĂ©thodes permettant de faciliter la rĂ©alisation de ce document, telles que lâenregistrement des sĂ©ances ou la stĂ©nographie.
Lâobligation dâĂ©tablir un PV des rĂ©unions du CSE
Dans les entreprises employant 50 salariĂ©s et plus, les dĂ©libĂ©rations du CSE doivent ĂȘtre consignĂ©es dans un procĂšs-verbal (PV) de rĂ©union. Câest une obligation lĂ©gale, prĂ©vue par le Code du travail.
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Qui doit rédiger le PV des réunions du CSE ?
Câest le secrĂ©taire du CSE qui est chargĂ© de rĂ©diger le procĂšs-verbal des rĂ©unions du CSE. Il sâagit de lâune de ses prĂ©rogatives essentielles, les autres membres du comitĂ© ne peuvent pas sâen charger Ă sa place.
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Si le secrĂ©taire est absent lors dâune rĂ©union, et quâaucun secrĂ©taire adjoint nâavait Ă©tĂ© dĂ©signĂ©, le comitĂ© doit, dĂšs le dĂ©but de la rĂ©union, dĂ©signer un secrĂ©taire de sĂ©ance, qui sera notamment chargĂ© dâĂ©tablir le PV.
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La Cour de cassation a eu lâoccasion de prĂ©ciser que le temps que passe le secrĂ©taire du CSE Ă rĂ©diger le PV dâune rĂ©union sâimpute sur ses heures de dĂ©lĂ©gation (cass., soc., 9 mai 1979, n°77-41.308).
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Contenu du PV des réunions du CSE
Le contenu du procĂšs-verbal des rĂ©unions du comitĂ© peut ĂȘtre prĂ©vu par un accord dâentreprise, ou encore, Ă dĂ©faut, par le rĂšglement intĂ©rieur du CSE.
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Lâarticle D. 2315-26 du Code du travail prĂ©voit quâĂ dĂ©faut dâaccord, le PV contient au moins le rĂ©sumĂ© des dĂ©libĂ©rations du comitĂ© et la dĂ©cision motivĂ©e de l'employeur sur les propositions faites lors de la prĂ©cĂ©dente rĂ©union.
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En toute hypothĂšse, afin quâil puisse remplir son rĂŽle, le PV de la rĂ©union doit au moins contenir les Ă©lĂ©ments suivants :Â
- La mention des informations et consultations obligatoires rĂ©alisĂ©es, le cas Ă©chĂ©ant, afin dâen acter la rĂ©alisation ;
- Le lieu, la date, et les heures de début et de fin de la réunion ;
- La liste des personnes prĂ©sentes, et leur qualitĂ© (Ă©lu titulaire, supplĂ©ant, reprĂ©sentant syndical, personne invitĂ©eâŠ), ainsi que celle des personnes absentes ;
- Les points inscrits Ă lâordre du jour ;
- Les résultats des votes, le cas échéant ;
- Les avis émis par le comité ;
- Les dĂ©cisions prises par le comitĂ© (dans le cadre de ses attributions ou encore pour son fonctionnement interne, par exemple la nomination dâun trĂ©sorier du comitĂ©).
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La jurisprudence considĂšre que, dans la mesure oĂč le procĂšs-verbal des rĂ©unions du CSE a vocation Ă ĂȘtre diffusĂ©, celui-ci ne doit comporter aucun propos injurieux ni aucune allĂ©gation diffamatoire.
DĂ©lais et modalitĂ©s dâĂ©tablissement du PV des rĂ©unions du CSE
La loi prĂ©voit que le dĂ©lai et les modalitĂ©s dâĂ©tablissement du procĂšs-verbal des rĂ©unions du CSE sont, par principe, dĂ©finis par accord collectif.
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Ă dĂ©faut dâaccord, la partie rĂ©glementaire du Code du travail prĂ©voit que le PV est Ă©tabli et transmis Ă l'employeur dans les 15 jours suivant la rĂ©union Ă laquelle il se rapporte. En revanche, si une nouvelle rĂ©union est prĂ©vue dans ce dĂ©lai de quinze jours, alors le PV doit ĂȘtre Ă©tabli et transmis avant cette rĂ©union.
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Ce dĂ©lai de 15 jours est toutefois raccourci dans certaines hypothĂšses :Â
- En cas de projet de licenciement pour motif économique de plus de 10 salariés sur une période de 30 jours, ce délai est de 3 jours ;
- Si lâentreprise est en redressement ou en liquidation judiciaire, il est dâun jour.
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Une fois que le PV a Ă©tĂ© transmis Ă lâemployeur, ce dernier doit, lors de la rĂ©union suivante, faire connaĂźtre sa dĂ©cision motivĂ©e sur les propositions qui lui ont Ă©tĂ© soumises.
Le recours Ă lâenregistrement et Ă la stĂ©nographie
Le Code du travail prĂ©voit que lâemployeur ou la dĂ©lĂ©gation du personnel du CSE peuvent dĂ©cider du recours Ă l'enregistrement ou Ă la stĂ©nographie des sĂ©ances.
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DĂ©finition : la stĂ©nographie est un procĂ©dĂ© dâĂ©criture constituĂ© dâabrĂ©viations, qui sert Ă transcrire la parole aussi rapidement quâelle est prononcĂ©e.
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Lorsque cette dĂ©cision Ă©mane du comitĂ©, l'employeur ne peut s'y opposer sauf lorsque les dĂ©libĂ©rations portent sur des informations revĂȘtant un caractĂšre confidentiel et prĂ©sentĂ©es comme telles par ce dernier. Câest par exemple le cas si les dĂ©libĂ©rations portent sur des procĂ©dĂ©s de fabrication.
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En effet, conformĂ©ment aux dispositions de lâarticle L. 2315-3 du Code du travail, les Ă©lus au CSE sont tenus Ă une obligation de discrĂ©tion Ă lâĂ©gard des informations revĂȘtant un caractĂšre confidentiel et prĂ©sentĂ©es comme telles par lâemployeur.
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Lorsqu'il est fait appel Ă une personne extĂ©rieure pour stĂ©nographier les sĂ©ances du comitĂ©, celle-ci est tenue Ă la mĂȘme obligation de discrĂ©tion que les membres du CSE.
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Ă dĂ©faut dâaccord contraire entre lâemployeur et les Ă©lus, les frais liĂ©s Ă lâenregistrement et Ă la stĂ©nographie sont pris en charge par lâemployeur, mais seulement lorsque la dĂ©cision de recourir Ă ces moyens Ă©mane de lui.
Affichage et diffusion du PV des réunions du CSE
Le procĂšs-verbal des rĂ©unions du CSE peut, aprĂšs avoir Ă©tĂ© adoptĂ©, ĂȘtre affichĂ© ou diffusĂ© dans l'entreprise par le secrĂ©taire du comitĂ©, selon des modalitĂ©s prĂ©cisĂ©es par le rĂšglement intĂ©rieur du comitĂ©.
Seul le secrĂ©taire est lĂ©galement habilitĂ© Ă procĂ©der Ă lâaffichage et/ou Ă la diffusion du PV.
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Bien que la diffusion du PV ne soit pas obligatoire dâun point de vue lĂ©gal, celui-ci a tout de mĂȘme vocation Ă ĂȘtre diffusĂ© auprĂšs du personnel de lâentreprise. En effet, le rĂŽle du CSE implique notamment une information du personnel de lâentreprise concernant les diffĂ©rents sujets relatifs Ă la vie de celle-ci.
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Dans la mesure oĂč le procĂšs-verbal est destinĂ© Ă ĂȘtre affichĂ© et diffusĂ©, celui-ci ne peut pas contenir :Â
- Des informations de nature confidentielle ;
- Des propos injurieux ou diffamatoires ;
- Des informations susceptibles de porter atteinte à la vie privée.
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Bien que la diffusion du PV soit par principe limitĂ©e au pĂ©rimĂštre de lâentreprise, le CSE peut, conformĂ©ment aux dispositions de lâarticle L. 2315-33 du Code du travail, dĂ©cider de le transmettre Ă lâinspection du travail.
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Compte tenu de lâencadrement lĂ©gal et rĂ©glementaire dont fait lâobjet le procĂšs-verbal des rĂ©unions du CSE, il est fondamental que le secrĂ©taire du CSE suive une formation destinĂ©e Ă lui permettre de maĂźtriser lâensemble de ces rĂšgles.
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Le registre spécial dans les entreprises de moins de 50 salariés
Dans les entreprises employant moins de 50 salariĂ©s, le CSE nâa pas lâobligation dâĂ©tablir un PV Ă lâissue de ses rĂ©unions. Cependant lâarticle L. 2315-22 du Code du travail prĂ©voit tout de mĂȘme un certain formalisme.
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En effet par principe les membres de la dĂ©lĂ©gation du personnel du CSE doivent remettre Ă lâemployeur une note Ă©crite exposant lâobjet des demandes prĂ©sentĂ©es, au moins 2 jours ouvrables avant la date de la rĂ©union.
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Lâemployeur doit rĂ©pondre par Ă©crit Ă ces demandes au plus tard dans les 6 jours ouvrables suivant ladite rĂ©union.
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Ces demandes, et les réponses motivées de l'employeur sont, soit transcrites sur un registre spécial, soit annexées à ce registre.
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Le compte rendu des réunions du CSE
Le compte rendu des rĂ©unions du CSE nâest pas un document obligatoire, et nâest dâailleurs mĂȘme pas mentionnĂ© dans les dispositions lĂ©gales relatives aux rĂ©unions du comitĂ©. Il ne doit donc pas ĂȘtre confondu avec le procĂšs-verbal des rĂ©unions du CSE.
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Il sâagit dâun rĂ©sumĂ© de lâobjet, du contenu et du dĂ©roulement de la rĂ©union. Il ne remplace pas lâobligation dâĂ©tablir un PV de rĂ©union dans les entreprises employant 50 salariĂ©s et plus.Â
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En pratique, le compte rendu des réunions du CSE constitue un document de travail interne, correspondant à la prise de note des débats et délibérations, permettant ensuite au secrétaire de rédiger le PV de la réunion.
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Ă noter : dans la mesure oĂč le compte rendu ne constitue quâun simple document de travail interne, il nâa pas vocation Ă ĂȘtre affichĂ©, ou diffusĂ©.
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La rĂ©daction dâun compte rendu de rĂ©union est dâautant plus utile dans les entreprises employant moins de 50 salariĂ©s. En effet, dans celles-ci, le procĂšs-verbal nâĂ©tant pas obligatoire, la rĂ©daction dâun compte rendu permet de conserver une trace Ă©crite des diffĂ©rents Ă©changes ayant eu lieu au cours des rĂ©unions du CSE.Â
Conclusion
Le procĂšs-verbal des rĂ©unions du CSE constitue un Ă©lĂ©ment essentiel du fonctionnement de lâinstance. Sa rĂ©daction permet de conserver une trace des Ă©changes, des consultations, des votes et des dĂ©cisions intervenus au cours des rĂ©unions.
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Dans les entreprises de 50 salariĂ©s et plus, le PV de rĂ©union du CSE rĂ©pond Ă un cadre lĂ©gal prĂ©cis, notamment concernant son contenu, son dĂ©lai de rĂ©daction et sa diffusion. Dans les entreprises de moins de 50 salariĂ©s, dâautres outils permettent de conserver une trace des Ă©changes.
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La maĂźtrise des rĂšgles relatives au procĂšs-verbal est donc particuliĂšrement importante pour le secrĂ©taire du comitĂ©. Une formation dĂ©diĂ©e permet dâapprofondir ces rĂšgles et de mieux apprĂ©hender les diffĂ©rentes obligations liĂ©es Ă la rĂ©daction et Ă la gestion des PV.
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FAQ (Foire aux Questions)
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Réunions du CSE : organisation, fréquence et déroulement
Les rĂ©unions du CSE constituent le principal cadre d'exercice des attributions du comitĂ©. Elles permettent aux Ă©lus d'ĂȘtre informĂ©s, consultĂ©s et de dĂ©libĂ©rer sur les questions relevant de la vie de l'entreprise.
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Leur organisation est encadrée par le Code du travail, qui fixe des rÚgles relatives à leur fréquence, à leur préparation et à leur déroulement. Le respect de ces rÚgles est indispensable au bon fonctionnement du comité et à la régularité de ses décisions.
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Cet article présente les différents types de réunions du CSE, les principales rÚgles de fonctionnement applicables, ainsi que le formalisme à respecter avant, pendant et aprÚs chaque séance.
Les différents types de réunions du CSE et leur fréquence
Le CSE est amenĂ© Ă se rĂ©unir Ă lâoccasion de diffĂ©rents types de rĂ©unions, dont la frĂ©quence dĂ©pend de leur nature. On peut schĂ©matiquement distinguer les rĂ©unions ordinaires, aussi qualifiĂ©es de rĂ©unions pĂ©riodiques, des rĂ©unions extraordinaires dont la frĂ©quence est directement liĂ©e aux besoins du comitĂ© et de lâentreprise. Les membres Ă©lus du comitĂ© peuvent Ă©galement dĂ©cider de se rĂ©unir, hors la prĂ©sence de lâemployeur, notamment afin de prĂ©parer les rĂ©unions du CSE.Â
Les réunions ordinaires du CSE
Les rĂ©unions ordinaires du CSE (ou rĂ©unions pĂ©riodiques) ont pour objet de permettre Ă lâemployeur de respecter ses obligations en matiĂšre dâinformation et/ou de consultation du comitĂ©.
Dans les entreprises de 50 salariĂ©s et plus, ces rĂ©unions permettent ainsi Ă lâemployeur de consulter le comitĂ© notamment Ă propos (article L. 2312-17 du Code du travail):Â
- Des orientations stratĂ©giques de lâentreprise,
- De sa situation économique et financiÚre,
- De sa politique sociale, et des conditions de travail et dâemploi.
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Le nombre et la frĂ©quence annuels de ces rĂ©unions doivent en principe ĂȘtre fixĂ©s par accord dâentreprise, conformĂ©ment aux dispositions de lâarticle L. 2312-19 du Code du travail. Cet article prĂ©voit que le nombre annuel de rĂ©unions ordinaires du CSE ne peut ĂȘtre infĂ©rieur Ă 6.
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En lâabsence dâaccord sur ce point, le CSE se rĂ©unit sur convocation de lâemployeur, selon une frĂ©quence qui dĂ©pend de lâeffectif de lâentreprise.
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Les réunions extraordinaires du CSE
En plus des rĂ©unions pĂ©riodiques, des rĂ©unions extraordinaires, aussi qualifiĂ©es dâexceptionnelles, doivent ĂȘtre organisĂ©es dans certaines hypothĂšses.
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Dans les entreprises de 50 salariĂ©s et plus, le CSE doit ainsi ĂȘtre rĂ©uni :Â
- à la suite de tout accident ayant entraßné ou ayant pu entraßner des conséquences graves,
- En cas d'événement grave lié à l'activité de l'entreprise, ayant porté atteinte ou ayant pu porter atteinte à la santé publique ou à l'environnement,
- à la demande motivée de deux de ses membres représentants du personnel, sur les sujets relevant de la santé, de la sécurité ou des conditions de travail,
- à la demande de la majorité de ses membres.
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Quel que soit lâeffectif de lâentreprise, lâemployeur peut aussi organiser, de sa propre initiative, une rĂ©union extraordinaire lorsquâil lâestime nĂ©cessaire, ou en cas de circonstances particuliĂšres, qui prĂ©sentent un caractĂšre dâurgence. En pratique, lâemployeur organise de telles rĂ©unions lorsquâil doit consulter le CSE de maniĂšre ponctuelle, et que la situation ne permet pas dâattendre la prochaine rĂ©union pĂ©riodique.
Câest par exemple le cas lorsque lâemployeur souhaite rĂ©aliser la consultation ponctuelle obligatoire en matiĂšre de licenciement pour motif Ă©conomique, ou encore en matiĂšre de licenciement dâun salariĂ© protĂ©gĂ©.
Les réunions organisées par le CSE
Le CSE dispose de la facultĂ© dâorganiser des rĂ©unions internes, sans la prĂ©sence de lâemployeur, afin de prĂ©parer les rĂ©unions ordinaires ou extraordinaires. Ces rĂ©unions prĂ©paratoires peuvent notamment avoir pour objet de permettre aux Ă©lus :Â
- De prendre pleinement connaissance des Ă©lĂ©ments communiquĂ©s par lâemployeur lors de la convocation Ă une rĂ©union,
- De confronter leurs points de vue,
- Le cas Ă©chĂ©ant, dâauditionner le salariĂ© protĂ©gĂ© dont le licenciement est envisagĂ© par lâemployeur,
- DâĂ©valuer, le cas Ă©chĂ©ant, lâopportunitĂ© de demander lâorganisation dâune rĂ©union extraordinaire, ou la dĂ©signation dâun expert.
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Ces réunions préparatoires ne sont pas encadrées par le Code du travail. En pratique, elles ont lieu dans le local dont dispose le CSE.
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Le CSE peut Ă©galement organiser, dans son local, conformĂ©ment Ă lâarticle L. 2315-26 du Code du travail, des rĂ©unions dâinformation du personnel. Ces rĂ©unions dâinformation peuvent notamment permettre de communiquer avec les salariĂ©s de lâentreprise concernant des problĂ©matiques rencontrĂ©es au sein de lâentreprise. Le comitĂ© peut inviter, Ă ces rĂ©unions, des personnalitĂ©s extĂ©rieures, notamment syndicales. La loi prĂ©cise que ces rĂ©unions ont lieu en dehors du temps de travail des participants. Toutefois, les membres de la dĂ©lĂ©gation du personnel du CSE peuvent se rĂ©unir sur leur temps de dĂ©lĂ©gation.
Cas de la premiÚre réunion du CSE
La premiĂšre rĂ©union du CSE a une importance particuliĂšre. Câest en effet au cours de cette premiĂšre rĂ©union que le CSE va dĂ©terminer ses rĂšgles de fonctionnement et rĂ©partir les tĂąches entre ses membres.
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Câest lâemployeur, en sa qualitĂ© de prĂ©sident du CSE, qui convoque les Ă©lus Ă cette premiĂšre rĂ©union, dont il va fixer, seul, lâordre du jour.
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En pratique, lâordre du jour de la premiĂšre rĂ©union du CSE comprend notamment les points suivants :Â
- Désignation du secrétaire du CSE,
- Désignation du trésorier du CSE,
- Compte rendu de gestion et transmission des documents par le comité sortant,
- Désignation des membres des commissions, le cas échéant,
- Ălaboration du rĂšglement intĂ©rieur du CSE.
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Le formalisme des réunions du CSE
Lâorganisation et la tenue des rĂ©unions du CSE impliquent le respect dâun certain formalisme. Dans ce cadre, doivent ĂȘtre formalisĂ©s une convocation aux rĂ©unions, accompagnĂ©e dâun ordre du jour, et dâun procĂšs verbal dont lâobjet est de retranscrire le contenu des discussions et des Ă©ventuelles dĂ©cisions prises.
La convocation des élus aux réunions du CSE
Câest Ă lâemployeur, ou son reprĂ©sentant, quâil revient de rĂ©aliser la convocation aux diffĂ©rentes rĂ©unions du CSE. Celui-ci doit convoquer les personnes suivantes :Â
- Les élus titulaires,
- Les Ă©lus supplĂ©ants : par principe, ceux-ci ne participent pas aux rĂ©unions, cependant ils doivent avoir connaissance des dates et heures des rĂ©unions au cas oĂč ils seraient amenĂ©s Ă remplacer des titulaires,
- Les représentants syndicaux au CSE,
- Le cas échéant, les personnes étrangÚres au CSE dont la présence est requise compte tenu des sujets de la réunion envisagée, par exemple le médecin du travail lorsque la réunion concerne les attributions du CSE en matiÚre de SSCT.
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Bien que le contenu de la convocation ne soit pas encadrĂ© par la loi, en pratique la convocation contient la date, le lieu et lâheure de la rĂ©union. La convocation doit ĂȘtre accompagnĂ©e de lâordre du jour.
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Cette convocation doit ĂȘtre Ă©crite et personnelle : lâemployeur ne peut donc valablement pas convoquer les Ă©lus Ă lâoral, ou de maniĂšre collective.
Lâordre du jour des rĂ©unions du CSE
ConformĂ©ment aux dispositions de lâarticle L. 2315-29 du Code du travail, lâordre du jour de chaque rĂ©union du CSE est Ă©tabli, conjointement, par lâemployeur (ou son reprĂ©sentant) et le secrĂ©taire du CSE. Il est prĂ©cisĂ© que les consultations obligatoires sont inscrites de plein droit Ă l'ordre du jour par le prĂ©sident ou le secrĂ©taire.
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Dans la mesure oĂč lâordre du jour doit ĂȘtre signĂ© Ă la fois par lâemployeur et le secrĂ©taire, en cas de dĂ©saccord, le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s doit ĂȘtre saisi.
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Les points inscrits Ă lâordre du jour doivent ĂȘtre rĂ©digĂ©s de maniĂšre claire et prĂ©cise, afin de permettre aux membres du CSE de savoir exactement sur quoi va porter la rĂ©union.
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Une fois l'ordre du jour Ă©tabli, les questions doivent en principe ĂȘtre traitĂ©es en sĂ©ance dans l'ordre dâapparition.
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Lâordre du jour des rĂ©unions du CSE doit ĂȘtre communiquĂ©, par le prĂ©sident du comitĂ©, au moins 3 jours avant la rĂ©union :Â
- Aux membres du CSE,
- Ă lâagent de contrĂŽle de lâinspection du travail,
- Ă lâagent des services de prĂ©vention des organismes de sĂ©curitĂ© sociale.
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Le procÚs-verbal des réunions du CSE
La loi prévoit que, dans les entreprises de 50 salariés et plus, les délibérations du CSE sont consignées dans un procÚs-verbal (PV) établi par le secrétaire du comité dans un délai et selon des modalités définis par accord.
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Ă dĂ©faut dâaccord, les dispositions rĂ©glementaires prĂ©voient que le PV dâune rĂ©union du CSE doit ĂȘtre Ă©tabli par le secrĂ©taire dans un dĂ©lai de 15 jours suivant la rĂ©union, et communiquĂ© Ă lâemployeur et aux membres du comitĂ©.
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Dans certaines hypothĂšses, le PV de la rĂ©union du CSE doit Ă©galement ĂȘtre transmis Ă lâinspection du travail. Câest par exemple le cas lorsque le CSE est consultĂ© sur le projet de licenciement Ă©conomique collectif de 10 salariĂ©s et plus, ou encore sur le projet de licenciement dâun salariĂ© protĂ©gĂ© (article R. 2421-10 du Code du travail).
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Le PV de la rĂ©union du CSE doit au moins contenir le rĂ©sumĂ© des dĂ©libĂ©rations du comitĂ© et la dĂ©cision motivĂ©e de lâemployeur sur les propositions faites lors de la derniĂšre rĂ©union.
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Une fois Ă©tabli et communiquĂ© Ă lâensemble des membres du CSE, le PV est adoptĂ© Ă lâoccasion de la rĂ©union suivante du comitĂ©. Il peut Ă©galement faire lâobjet dâun affichage ou dâune diffusion dans lâentreprise.
Le déroulement des réunions du CSE
SchĂ©matiquement, les grandes Ă©tapes dâune rĂ©union du CSE sont, dans lâordre, les suivantes :Â
- Ouverture de la sĂ©ance par le prĂ©sident qui sâassure de la prĂ©sence du secrĂ©taire ou de son adjoint : si aucun des deux nâest prĂ©sent, il convient de procĂ©der immĂ©diatement Ă la dĂ©signation dâun secrĂ©taire de sĂ©ance ;
- Le cas échéant, remplacement des élus titulaires absents par des élus suppléants
- Le cas échéant, présentation des personnes extérieures ;
- Adoption du procÚs verbal de la derniÚre réunion du CSE ;
- Discussion et dĂ©libĂ©ration sur les diffĂ©rents points mentionnĂ©s dans lâordre du jour ;
- AprĂšs Ă©puisement de lâordre du jour, clĂŽture de la sĂ©ance par le prĂ©sident.
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Par principe, au cours dâune rĂ©union du CSE, seuls les points inscrits Ă lâordre du jour peuvent ĂȘtre discutĂ©s par le comitĂ©. NĂ©anmoins, la jurisprudence admet la possibilitĂ© de discuter, voire de voter, un point non inscrit Ă lâordre du jour, dĂšs lors que ce dernier est :Â
- Soit en lien avec une autre question inscrite dans ce document (Cass., Soc., 19 novembre 2014, n°13-21.523) ;
- Soit adoptĂ© Ă lâunanimitĂ© des membres du CSE prĂ©sents (Cass., Crim., 13 septembre 2022, n°21-83.914).
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Les dĂ©libĂ©rations du CSE donnent lieu Ă un vote Ă la majoritĂ© des membres prĂ©sents. Ce vote peut avoir lieu Ă main levĂ©e sauf dans les cas suivants :Â
- Lorsque le rÚglement intérieur du CSE prévoit le vote à bulletins secrets,
- Lorsque les membres du comité décident, préalablement à une décision particuliÚre, de se prononcer à bulletin secret,
- Lorsque la consultation a pour objet le licenciement du mĂ©decin du travail (lorsque celui-ci fait partie de lâentreprise),
- Lorsque la consultation a pour objet le licenciement dâun salariĂ© protĂ©gĂ©.
Réunion du CSE et visioconférence
Les réunions du CSE peuvent avoir lieu à distance, par visioconférence. En effet, le recours à ce procédé est expressément prévu par le Code du travail.
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Celui-ci peut ĂȘtre autorisĂ© par accord entre lâemployeur et les membres Ă©lus de la dĂ©lĂ©gation du personnel du CSE. Ă dĂ©faut dâaccord, le recours Ă la visioconfĂ©rence est limitĂ© Ă 3 rĂ©unions par annĂ©e civile.
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Lorsquâune rĂ©union a lieu en visioconfĂ©rence, le dispositif technique mis en Ćuvre doit offrir certaines garanties. Il doit notamment garantir lâidentification des membres du comitĂ© et leur participation effective, en assurant la retransmission continue et simultanĂ©e du son et de lâimage des dĂ©libĂ©rations (article D. 2315-1 du Code du travail).
Conclusion
Les réunions du CSE sont soumises à des rÚgles précises concernant leur fréquence, leur organisation et leur déroulement. Leur maßtrise permet aux élus d'exercer efficacement leurs attributions et de participer pleinement au dialogue social de l'entreprise.
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La préparation de l'ordre du jour, le respect des rÚgles de convocation, et la rédaction du procÚs-verbal de réunion constituent autant d'étapes essentielles au fonctionnement du comité. Pour approfondir ces aspects pratiques, une formation consacrée au fonctionnement du CSE constitue un complément particuliÚrement utile.
FAQ (foire aux questions)
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Budget du CSE : tout ce quâil faut savoir
Dans les entreprises employant 50 salariĂ©s et plus, le comitĂ© social et Ă©conomique (CSE) dispose dâun budget propre lui permettant dâexercer son rĂŽle. Le budget du CSE se dĂ©compose en deux parties :Â
- Un budget de fonctionnement, aussi appelé budget des activités économiques et professionnelles (AEP), destiné à couvrir les dépenses engagées pour assurer son fonctionnement et pour l'exercice de ses attributions économiques et professionnelles (article L. 2315-61 du Code du travail) ;
- Un budget des activités sociales et culturelles (ASC), destiné à financer des activités sociales et culturelles au profit des salariés et de leur famille (article L. 2312-81 du Code du travail).
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Bien quâil existe des rĂšgles communes Ă ces deux budgets, leurs objets et leurs modalitĂ©s de calcul sont diffĂ©rents. Il est donc nĂ©cessaire dâĂ©tudier ces deux budgets du CSE de maniĂšre distincte.
Les rĂšgles communes aux 2 budgets du CSE
Bien que le CSE dispose de deux budgets bien distincts, obéissant à des régimes juridiques différents, il existe des rÚgles qui leur sont communes.
Principe de dualité des budgets du CSE
La chambre sociale de la Cour de cassation pose pour principe que les ressources dont dispose le CSE doivent obligatoirement ĂȘtre utilisĂ©es conformĂ©ment Ă leur objet (Cass., soc., 2 dĂ©cembre 2020, n°19-10.299). Ce principe de dualitĂ© des budgets du CSE signifie que :Â
- Le budget de fonctionnement du CSE doit ĂȘtre utilisĂ© par le comitĂ© pour son fonctionnement ou ses activitĂ©s Ă©conomiques, et ne peut donc pas servir Ă financer des activitĂ©s sociales et culturelles,Â
- Le budget des activitĂ©s sociales et culturelles (ASC) doit ĂȘtre utilisĂ© uniquement pour financer ces derniĂšres, et non pour assurer le fonctionnement du CSE.
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Le CSE doit donc opĂ©rer une sĂ©paration budgĂ©taire, qui lui interdit par principe de rĂ©aliser des transferts dâun budget Ă lâautre. Cependant cette interdiction de transferts connaĂźt des exceptions.
PossibilitĂ© de transfert dâun budget sur lâautre
Le CSE dispose de la facultĂ© de transfĂ©rer :Â
- Le cas Ă©chĂ©ant, une partie du montant de lâexcĂ©dent annuel du budget de fonctionnement, dans la limite de 10% de celui-ci, au financement des ASC (art. R2315-31-1 du Code du travail) ;
- Le cas Ă©chĂ©ant, une partie du montant de lâexcĂ©dent annuel du budget destinĂ© aux ASC, dans la limite de 10% de celui-ci, au budget de fonctionnement ou Ă des associations (art. R2312-51 du Code du travail).
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La dĂ©cision de transfĂ©rer une partie de lâun de ces budgets vers lâautre doit faire lâobjet dâune dĂ©libĂ©ration du CSE.
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Ă noter : Il existe une hypothĂšse dans laquelle le CSE ne peut pas dĂ©cider de transfĂ©rer lâexcĂ©dent annuel du budget de fonctionnement au budget des ASC. Il sâagit du cas dans lequel le financement des frais d'expertise est pris en charge par l'employeur en application du 3° de l'article L. 2315-80 du Code du travail (lorsque le budget de fonctionnement du CSE est insuffisant). Dans un tel cas le comitĂ© ne peut plus opĂ©rer un tel transfert pendant les trois annĂ©es suivantes (art. L.2315-61 du Code du travail).
Lâassiette des subventions du CSE
Les modalitĂ©s de dĂ©termination de lâassiette de calcul des subventions du CSE sont les mĂȘmes pour les deux catĂ©gories de budget dont il dispose : fonctionnement et ASC.
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Cette assiette de calcul est composĂ©e de lâensemble des gains et rĂ©munĂ©rations soumis Ă cotisations de sĂ©curitĂ© sociale en application des dispositions du code de la sĂ©curitĂ© sociale (ou du code rural et de la pĂȘche maritime).
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Sont donc exclus de la base de calcul du budget du CSE, notamment les Ă©lĂ©ments suivants :Â
- Les remboursements de frais professionnels,
- Les indemnitĂ©s versĂ©es Ă lâoccasion de la rupture du contrat de travail Ă durĂ©e indĂ©terminĂ©e (indemnitĂ© de licenciement ou encore indemnitĂ© spĂ©cifique de rupture conventionnelle),
- Les sommes versĂ©es au titre de lâintĂ©ressement ainsi que celles versĂ©es au titre de la rĂ©serve spĂ©ciale de participation.
Actions en justice en lien avec les budgets du CSE
En matiĂšre de budget du CSE, deux catĂ©gories dâaction en justice peuvent ĂȘtre envisagĂ©es. Les rĂšgles rĂ©gissant celles-ci sont les mĂȘmes, quâil sâagisse du budget des activitĂ©s Ă©conomiques et professionnelles (AEP), ou du budget des activitĂ©s sociales et culturelles (ASC).
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La premiĂšre sĂ©rie dâactions judiciaires envisageables concerne le paiement du budget du CSE :Â
- Sur le plan civil, le CSE peut saisir le tribunal judiciaire dâune demande de paiement de ses subventions (AEP ou ASC) et, si la carence de lâemployeur lui a causĂ© un prĂ©judice, de dommages et intĂ©rĂȘts,
- Sur le plan pĂ©nal, le dĂ©faut de paiement des subventions est susceptible de constituer un dĂ©lit dâentrave au fonctionnement du CSE.
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Lâautre catĂ©gorie dâactions judiciaires envisageables en la matiĂšre concerne lâutilisation irrĂ©guliĂšre du budget par le CSE. En effet, tout membre du comitĂ©, qui estime que ce dernier nâutilise pas son budget de maniĂšre rĂ©guliĂšre, peut saisir le tribunal judiciaire afin quâil statue sur cette utilisation. La saisine du juge peut par exemple avoir pour objet de faire annuler la dĂ©libĂ©ration par laquelle le CSE a dĂ©cidĂ© dâaffecter une partie de son budget de fonctionnement Ă une activitĂ© sociale et culturelle.
La comptabilité du CSE
Tous les CSE, qui disposent dâun budget propre, doivent tenir une comptabilitĂ©. Toutefois lâĂ©tendue de leurs obligations et des contrĂŽles dont ils peuvent faire lâobjet en la matiĂšre, dĂ©pendent de lâimportance du comitĂ© et donc de lâeffectif de lâentreprise. Il est nĂ©cessaire de distinguer 3 catĂ©gories de CSE :Â
- Les petits CSE : dont les ressources annuelles ne dépassent pas 153 000 ⏠(article D. 2315-35 du Code du travail),
- Les CSE de taille moyenne : qui, Ă la clĂŽture d'un exercice, n'excĂšdent pas au moins 2 de ces 3 critĂšres (article D. 2315-33 du Code du travail):Â
- 50 salariés à la clÎture de l'exercice,
- 1,55 million d'euros du total du bilan,
- 3,1 millions de ressources annuelles.
- Les gros CSE : qui, Ă la clĂŽture d'un exercice, excĂšdent au moins 2 des 3 critĂšres ci-dessus.
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Pour les aider Ă comprendre toutes les rĂšgles relatives Ă la comptabilitĂ© du CSE, les Ă©lus peuvent compter sur le contenu de la formation Ă©conomique, qui est lâune des formations obligatoires pour les membres du CSE.
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Le budget de fonctionnement du CSEÂ
Dans les entreprises employant 50 salariĂ©s et plus, le CSE dispose tout dâabord dâun budget de fonctionnement. Ce budget, financĂ© par une subvention calculĂ©e et versĂ©e annuellement par lâemployeur, est destinĂ© Ă couvrir lâensemble des frais liĂ©s au fonctionnement du comitĂ©.Â
Le calcul du budget de fonctionnement du CSE
Le Code du travail prĂ©voit que lâemployeur doit verser au CSE une subvention de fonctionnement dâun montant annuel Ă©quivalent Ă :Â
- 0,20 % de la masse salariale brute dans les entreprises de 50 à moins de 2000 salariés ;
- 0,22 % de la masse salariale brute dans les entreprises de 2000 salariés et plus.
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Le montant de la subvention, et donc lâimportance du budget de fonctionnement du CSE, dĂ©pendent donc de lâeffectif de lâentreprise.
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La contribution de lâemployeur peut ĂȘtre diminuĂ©e lorsque celui-ci dĂ©montre quâil a dĂ©jĂ fourni au CSE une somme ou des moyens Ă©quivalents. Cette diminution est alors proportionnelle au montant (ou Ă lâĂ©valuation financiĂšre des moyens fournis) dont le comitĂ© a dĂ©jĂ bĂ©nĂ©ficiĂ© Ă ce titre.
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Le paiement du budget de fonctionnement du CSE
Le Code du travail ne prĂ©voit pas les modalitĂ©s de paiement de la subvention finançant le budget de fonctionnement du CSE. Il prĂ©cise seulement que le paiement doit ĂȘtre rĂ©alisĂ© annuellement.
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Lâadministration a prĂ©cisĂ© que lâemployeur peut verser la subvention de fonctionnement au dĂ©but de lâannĂ©e, ou encore rĂ©aliser plusieurs versements Ă©talĂ©s dans le temps (Circ. DRT, 6 mai 1983, BO min. Trav. n°83/23-34).
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Quelle que soit les modalitĂ©s choisies par lâemployeur, celui-ci doit garder Ă lâesprit que lâobjectif de ce budget est de permettre au comitĂ© de fonctionner normalement. Cela implique donc quâil puisse disposer de fonds, au moment oĂč il a besoin de rĂ©aliser une dĂ©pense. Dans ce cadre, la pratique consistant Ă verser la subvention en fin dâannĂ©e doit ĂȘtre Ă©cartĂ©e, puisquâelle empĂȘcherait un CSE nouvellement créé de fonctionner normalement. Une telle pratique pourrait mĂȘme justifier une action en paiement de la subvention.
Lâutilisation du budget de fonctionnement du CSE
ConformĂ©ment au principe de dualitĂ© des budgets, le budget de fonctionnement du CSE ne doit servir Ă couvrir que les dĂ©penses liĂ©es au fonctionnement du comitĂ©, aux expertises auxquelles il choisit de recourir, ou Ă certaines formations. Il ne peut ĂȘtre utilisĂ© pour financer une quelconque ASC.
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Le budget de fonctionnement du CSE peut ainsi ĂȘtre utilisĂ© notamment pour les dĂ©penses suivantes :Â
- Frais courants de fonctionnement du comité (fournitures de bureau, frais postaux, communications téléphoniques, etc.),
- Salaires (et charges afférentes) des salariés employés par le comité,
- Honoraires des experts sollicitĂ©s par le comitĂ© pour la prĂ©paration de ses travaux (hors expertises financĂ©es par lâemployeur, telles que lâexpertise relative Ă la situation Ă©conomique et financiĂšre de lâentreprise conformĂ©ment Ă lâarticle L. 2315-88 du Code du travail),
- Frais de formation des élus (déplacement, hébergement, restauration, etc.).
Le budget des activités sociales et économiques
Les CSE des entreprises employant 50 salariĂ©s et plus disposent Ă©galement dâun budget dĂ©diĂ© aux activitĂ©s sociales et culturelles (ASC). De nouveau, ce second budget, financĂ© en partie par une contribution versĂ©e par lâemployeur, ne peut ĂȘtre utilisĂ© que pour financer certaines activitĂ©s spĂ©cifiques.
Le calcul du budget des ASC du CSE
ConformĂ©ment Ă lâarticle L. 2312-81 du Code du travail, le budget des ASC est, en partie, financĂ© par une contribution versĂ©e chaque annĂ©e par lâemployeur. Il est prĂ©cisĂ© que, par principe, cette contribution doit ĂȘtre fixĂ©e par accord dâentreprise. Câest donc aux partenaires sociaux de dĂ©terminer le niveau de cette contribution et donc lâimportance du budget du CSE en la matiĂšre.
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Le Code du travail prĂ©cise quâĂ dĂ©faut dâaccord, le rapport de cette contribution Ă la masse salariale brute ne peut ĂȘtre infĂ©rieur au mĂȘme rapport existant pour lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente.
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Cette rĂšgle a une consĂ©quence importante lorsque le CSE est nouvellement mis en place dans lâentreprise. En effet, dans ce cadre, le comitĂ© ne peut rĂ©clamer Ă lâemployeur un budget des ASC que dĂšs lors que ce dernier a pris lâinitiative, avant la crĂ©ation du comitĂ©, de financer des Ćuvres sociales (Cass., soc., 9 juillet 1997, n°95-21.462). Dans une telle situation, une comparaison avec les dĂ©penses rĂ©alisĂ©es lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente en la matiĂšre serait alors possible. Ă dĂ©faut, le budget des ASC ne pourra exister quâen prĂ©sence dâun accord dâentreprise prĂ©voyant son montant.
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La contribution annuelle versĂ©e par lâemployeur ne constitue pas nĂ©cessairement la seule et unique source du budget des ASC. En effet, le cas Ă©chĂ©ant, ce dernier peut Ă©galement ĂȘtre constituĂ©, notamment, par :Â
- Les cotisations facultatives du personnel dont le CSE fixe éventuellement les conditions de perception ainsi que les effets,
- Les dons et legs dont peut bénéficier le comité,
- Les recettes procurĂ©es par les Ă©vĂšnements quâil organise,
- Les revenus des biens meubles et immeubles dont il dispose.
Paiement du budget des ASC du CSE
LĂ encore, le Code du travail ne prĂ©cise pas les modalitĂ©s de paiement, par lâemployeur, de sa contribution financiĂšre.
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La Cour de cassation considĂšre que lâemployeur nâest pas tenu de sâacquitter de son obligation en rĂ©alisant un versement unique, chaque annĂ©e (Cass., soc., 6 juillet 1976, n°74-13.188). Il doit retenir des modalitĂ©s adaptĂ©es au budget du CSE, Ă son programme de dĂ©penses et Ă ses besoins de trĂ©sorerie.
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Lâutilisation du budget des ASC du CSE
Comme vu, ce budget spĂ©cifique ne peut ĂȘtre utilisĂ© que pour financer des activitĂ©s sociales et culturelles (ASC).
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Bien que la notion dâactivitĂ© sociale et culturelle ne soit pas prĂ©cisĂ©ment dĂ©finie par le Code du travail, lâarticle R2312-35 liste certaines activitĂ©s qui doivent ĂȘtre considĂ©rĂ©es comme des ASC. Celles-ci comprennent notamment :Â
- Des institutions sociales de prĂ©voyance et dâentraide, telles que les institutions de retraites et les sociĂ©tĂ©s de secours mutuels,
- Les ASC tendant Ă lâamĂ©lioration des conditions de bien-ĂȘtre (cantines, coopĂ©ratives de consommation, logements, jardins familiaux, crĂšches, colonies de vacances, etc.),
- Les ASC ayant pour objet lâutilisation des loisirs et lâorganisation sportive (places de cinĂ©ma, chĂšques culture, etc.).
Conclusion
Le budget du CSE constitue un moyen indispensable Ă lâexercice des missions du comitĂ© dans les entreprises de 50 salariĂ©s et plus. RĂ©parti entre un budget de fonctionnement et un budget des ASC, il obĂ©it Ă des rĂšgles spĂ©cifiques de calcul, de gestion et dâutilisation. Une bonne maĂźtrise de ces mĂ©canismes est essentielle pour sĂ©curiser lâaction du CSE, garantir une utilisation conforme des ressources dont il dispose et permettre aux Ă©lus dâexercer pleinement leurs attributions au service des salariĂ©s.
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FAQ (foire aux questions)


Le trésorier du CSE : rÎle et obligations
Le trésorier du comité social et économique (CSE) occupe un rÎle essentiel dans le fonctionnement de celui-ci.
Désignation, missions, responsabilités, moyens d'action et remplacement : découvrez les rÚgles applicables au trésorier du CSE et les obligations qui lui incombent dans l'exercice de ses fonctions.
Désignation du trésorier du CSE
Le Code du travail prĂ©voit que la dĂ©signation dâun trĂ©sorier du CSE est obligatoire dans les entreprises employant 50 salariĂ©s et plus.
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Il peut Ă©galement sâavĂ©rer utile de dĂ©signer un trĂ©sorier adjoint. Il aura pour rĂŽle dâassister le titulaire dans lâexercice de ses missions, mais Ă©galement de permettre au comitĂ© de continuer Ă fonctionner normalement en cas dâabsence de celui-ci.
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Le trĂ©sorier du CSE, et le cas Ă©chĂ©ant, le trĂ©sorier adjoint, doivent ĂȘtre dĂ©signĂ©s par le comitĂ© parmi ses membres titulaires. Il en rĂ©sulte que les Ă©lus supplĂ©ants du CSE, les reprĂ©sentants syndicaux et, a fortiori, le prĂ©sident du comitĂ©, ne peuvent donc pas occuper le poste de trĂ©sorier.
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Tout comme le secrĂ©taire du CSE, le trĂ©sorier, et le cas Ă©chĂ©ant le trĂ©sorier adjoint, sont par principe dĂ©signĂ©s par le comitĂ© Ă lâissue dâun vote Ă la majoritĂ© des suffrages exprimĂ©s par les membres prĂ©sents.
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Cependant, le comitĂ© peut tout Ă fait prĂ©voir dâautres modalitĂ©s de dĂ©signation du trĂ©sorier, notamment au sein de son rĂšglement intĂ©rieur.
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Qui peut ĂȘtre dĂ©signĂ© trĂ©sorier adjoint du CSE ?
Dans la mesure oĂč les fonctions de trĂ©sorier adjoint ne sont pas prĂ©vues par la loi, le Code du travail ne rĂšgle pas cette question. Cependant il apparaĂźt nĂ©cessaire que le trĂ©sorier adjoint soit dĂ©signĂ© parmi les Ă©lus titulaires du CSE dans la mesure oĂč seul un titulaire bĂ©nĂ©ficie de plein droit des prĂ©rogatives suivantes, utiles Ă l'exercice effectif de la fonction
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En effet, cela lui permettrait de :Â
- Pouvoir ĂȘtre prĂ©sent, de plein droit, aux diffĂ©rentes rĂ©unions du CSE,
- Disposer dâun droit de vote (avec voix dĂ©libĂ©rative),
- Disposer dâun crĂ©dit dâheures de dĂ©lĂ©gation, dont il pourrait faire usage pour exercer ses missions de trĂ©sorier adjoint.
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RÎle et missions du trésorier du CSE
Le rĂŽle et les missions du trĂ©sorier du CSE ne sont pas dĂ©finis dans le Code du travail. Il revient dĂšs lors au comitĂ© de prĂ©ciser la nature des tĂąches qui seront confiĂ©es au trĂ©sorier.Â
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Ce dĂ©tail peut ĂȘtre fixĂ© soit dans le rĂšglement intĂ©rieur, soit par une dĂ©libĂ©ration spĂ©ciale du comitĂ©.
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De maniĂšre assez schĂ©matique, on peut tout de mĂȘme indiquer que le trĂ©sorier du CSE a pour rĂŽle dâassurer la gestion des affaires financiĂšres du comitĂ©. Son rĂŽle est indispensable au fonctionnement du CSE, ce dâautant plus que, sa prĂ©sence Ă©tant obligatoire uniquement dans les entreprises de 50 salariĂ©s et plus, les comitĂ©s dont il est question dans ce cadre disposent dâun budget propre.
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Dans ce cadre, il peut notamment avoir pour missions :Â
- Dâouvrir et dâadministrer les comptes bancaires du CSE,
- Dâassurer le rĂšglement et le suivi des factures dont le CSE est dĂ©biteur,
- Dâassurer un suivi et une gestion des diffĂ©rents documents comptables du CSE,
- DâĂ©tablir et de prĂ©senter les projets de budget des activitĂ©s sociales et culturelles (ASC) et de fonctionnement,
- De gĂ©rer le budget du CSE, ainsi que lâensemble des Ă©lĂ©ments composant son patrimoine,
- Ătre lâinterlocuteur privilĂ©giĂ© de lâexpert-comptable du CSE ou de son commissaire aux comptes le cas Ă©chĂ©ant,
- PrĂ©parer le compte rendu annuel de gestion (conformĂ©ment Ă lâarticle L. 2315-64 du Code du travail), et le compte rendu de fin de mandat (conformĂ©ment Ă lâarticle R. 2315-39 du Code du travail).
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Quels budgets le trésorier du CSE doit-il gérer ?
Dans les entreprises de 50 salariĂ©s et plus, le CSE dispose de deux budgets diffĂ©rents destinĂ©s Ă lui permettre dâexercer son rĂŽle. Ce sont donc ces deux budgets que le trĂ©sorier du CSE doit gĂ©rer.
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Il dispose tout dâabord dâun budget de fonctionnement (art. L. 2315-61 et suivants du Code du travail) ayant pour objet de couvrir les dĂ©penses engagĂ©es pour le fonctionnement du comitĂ© et pour l'exercice de ses attributions. Ce budget est financĂ© par une subvention de fonctionnement versĂ©e par lâemployeur, et dont le montant annuel dĂ©pend de lâeffectif de lâentreprise.
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Il dispose Ă©galement dâun budget destinĂ© aux ASC prĂ©vues au bĂ©nĂ©fice des salariĂ©s et de leur famille (art. L. 2312-81 et suivants du Code du travail). Ce budget est financĂ© par une contribution annuelle versĂ©e par lâemployeur, dont le montant doit par principe ĂȘtre fixĂ© par accord dâentreprise. Le budget du CSE en matiĂšre dâASC peut Ă©galement ĂȘtre complĂ©tĂ© par des subventions accordĂ©es par des collectivitĂ©s publiques ou des syndicats, ou encore par des revenus propres issus dâĂ©ventuels biens meubles ou immeubles dont dispose le comitĂ©.Â
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Responsabilité du trésorier du CSE
En tant que personne morale, le CSE des entreprises de 50 salariĂ©s et plus peut engager sa responsabilitĂ© civile. Câest notamment le cas sâil ne respecte pas un engagement contractuel ou sâil commet une faute dans lâexercice de ses missions, entraĂźnant un dommage pour autrui.
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La responsabilitĂ© civile du comitĂ© n'est toutefois pas exclusive de la responsabilitĂ© personnelle de ses membres. Ainsi, chacun de ses membres, et notamment le trĂ©sorier du CSE, peut engager sa responsabilitĂ© civile personnelle sâil a directement participĂ© Ă la rĂ©alisation de la faute reprochĂ©e au comitĂ©.
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En outre, conformĂ©ment au principe lĂ©gal de responsabilitĂ© pĂ©nale personnelle, le trĂ©sorier du CSE, de mĂȘme que tout autre membre du comitĂ©, peut voir sa responsabilitĂ© pĂ©nale engagĂ©e sâil commet une infraction dans lâexercice de ses fonctions. Câest notamment le cas sâil profite de son statut pour dĂ©tourner de lâargent.
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Moyens à disposition du trésorier du CSE
Pour assurer son rĂŽle, le trĂ©sorier du CSE ne dispose pas de moyens spĂ©cifiques qui lui seraient propres, cependant il dispose des moyens mis Ă la disposition du CSE. Il peut ainsi notamment faire usage :Â
- Du local du CSE,
- Du matériel, notamment informatique, du CSE (ordinateur, ligne téléphonique, imprimante, etc.),
- Du budget de fonctionnement dont dispose le CSE dans les entreprises de 50 salariés et plus,
- De son crĂ©dit dâheures de dĂ©lĂ©gation.
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Par ailleurs, le trĂ©sorier du CSE peut compter sur la formation Ă©conomique qui est lâune des formations obligatoires dont bĂ©nĂ©ficient les membres du CSE.
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La loi prévoit que cette formation économique peut notamment porter sur les conséquences environnementales de l'activité des entreprises.
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De maniĂšre plus gĂ©nĂ©rale, cette formation doit notamment avoir pour objet :Â
- Dâenseigner aux Ă©lus titulaires les mĂ©canismes de fonctionnement du CSE, notamment en matiĂšre comptable et financiĂšre,
- Ou encore, de transmettre Ă ces derniers des informations de base relatives aux diffĂ©rentes formes juridiques dâune entreprise, ainsi quâaux diffĂ©rents mĂ©canismes de restructuration existants (fusion, cession,...).
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Cette formation Ă©conomique des Ă©lus titulaires du CSE est dâune durĂ©e maximale de 5 jours. La durĂ©e de cette formation est imputĂ©e sur la durĂ©e du congĂ© de formation Ă©conomique, sociale, environnementale et syndicale prĂ©vu aux articles L. 2145-5 et suivants du Code du travail.
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NĂ©anmoins, compte tenu de la technicitĂ© des missions que le trĂ©sorier du CSE doit assumer, il est prĂ©fĂ©rable dâaller au-delĂ de cette formation obligatoire. En effet, il existe des formations spĂ©cialement conçues pour les trĂ©soriers du CSE. Ces formations spĂ©cifiques permettent aux trĂ©soriers du CSE, mais aussi Ă tous les Ă©lus intĂ©ressĂ©s, dâapprĂ©cier concrĂštement les missions qui leur incombent. Elles permettent notamment dâapprofondir les thĂ©matiques suivantes :Â
- Les différentes ressources dont peut/doit disposer le CSE,
- Le fonctionnement des budgets du CSE,
- La gestion comptable (obligations légales et outils adéquats).
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Remplacement et changement du trésorier du CSE
Compte tenu du rĂŽle important quâoccupe le trĂ©sorier du CSE, il peut ĂȘtre nĂ©cessaire, dans certaines hypothĂšses, dâenvisager le remplacement temporaire de celui-ci, voire, dans les cas les plus graves, sa rĂ©vocation.
Le remplacement temporaire du trésorier du CSE
Il revient par principe au rĂšglement intĂ©rieur du CSE de fixer les rĂšgles applicables en cas dâabsence du trĂ©sorier.
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Ă dĂ©faut de rĂšgles prĂ©vues dans le rĂšglement intĂ©rieur, il convient de distinguer plusieurs hypothĂšses :Â
- Si lors de la dĂ©signation du trĂ©sorier, le CSE a Ă©galement dĂ©signĂ© un trĂ©sorier adjoint, câest alors ce dernier qui va assurer le remplacement du titulaire absent,
- Si aucun trĂ©sorier adjoint nâa Ă©tĂ© dĂ©signĂ©, il convient de faire application des rĂšgles prĂ©vues par le rĂšglement intĂ©rieur du CSE,
- Si aucun trĂ©sorier adjoint nâa Ă©tĂ© dĂ©signĂ©, et que le rĂšglement intĂ©rieur est muet sur cette question, le CSE devra dĂ©signer un trĂ©sorier remplaçant, afin de permettre au comitĂ© de continuer Ă fonctionner normalement jusquâau retour du titulaire.Â
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La révocation du trésorier du CSE
Rien dans la loi nâinterdit au CSE de rĂ©voquer le trĂ©sorier. Une telle dĂ©cision peut mĂȘme, en pratique, devenir indispensable en prĂ©sence dâune situation de dĂ©faillance de celui-ci, quelle quâen soit la raison (conflit avec les autres Ă©lus, manque de compĂ©tences ou de diligence etc.).
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La révocation ne doit toutefois pas avoir un caractÚre abusif ou vexatoire. Autrement dit, elle doit avoir lieu dans des conditions respectueuses de la personne et des droits du trésorier du CSE.
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En lâabsence de cadre lĂ©gal sur ce point, le comitĂ© a tout intĂ©rĂȘt Ă prĂ©voir les modalitĂ©s de rĂ©vocation au sein de son rĂšglement intĂ©rieur.
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En tout Ă©tat de cause, comme pour toute dĂ©cision du CSE, la rĂ©vocation du trĂ©sorier doit ĂȘtre dĂ©cidĂ©e en rĂ©union et figurer expressĂ©ment Ă lâordre du jour.
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Conclusion
Le trésorier du CSE est un acteur central de la gestion financiÚre du comité.
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Bien que le Code du travail encadre principalement sa désignation, l'étendue de ses missions et les modalités de leur exercice relÚvent largement de l'organisation interne du CSE.
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Une formation adaptée constitue donc un véritable atout pour exercer ces fonctions avec rigueur et sécuriser la gestion des budgets du comité.
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FAQ (Foire aux questions)


Le secrétaire du CSE : rÎle et obligations
La notion de âbureau du CSEâ (comitĂ© social et Ă©conomique) nâest pas expressĂ©ment prĂ©vue par le Code du travail. Celle-ci se dĂ©finit comme une Ă©quipe restreinte, composĂ©e de membres du CSE, dont lâobjectif est dâassurer la gestion des affaires courantes et le fonctionnement du comitĂ©.
La seule obligation prĂ©vue par le Code du travail, en matiĂšre de structuration de la dĂ©lĂ©gation Ă©lue du personnel, est la dĂ©signation, parmi les membres Ă©lus titulaires du CSE, dâun secrĂ©taire et dâun trĂ©sorier. Toutefois ces dĂ©signations ne sont obligatoires que dans les entreprises de 50 salariĂ©s et plus. Dans les entreprises dont lâeffectif est infĂ©rieur Ă ce seuil, il demeure possible, mais non obligatoire, de dĂ©signer un secrĂ©taire afin de fluidifier et dâorganiser lâexercice des fonctions du CSE.
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Le secrĂ©taire du CSE, dĂ©signĂ© parmi les membres du comitĂ©, occupe une place centrale et essentielle au bon fonctionnement de lâinstance. Cette place essentielle justifie donc que puisse se poser la question du remplacement, voire de la rĂ©vocation du secrĂ©taire du CSE.
â
La dĂ©signation du secrĂ©taire du CSEÂ
La question de la dĂ©signation du secrĂ©taire du CSE implique de sâintĂ©resser au moment, aux conditions et aux modalitĂ©s de celle-ci.
Quand désigner un secrétaire du CSE ?
Il convient de désigner le secrétaire du CSE au cours de la premiÚre réunion du comité, et ce afin de permettre à ce dernier de pouvoir fonctionner normalement le plus rapidement possible.
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Qui peut ĂȘtre dĂ©signĂ© secrĂ©taire du CSE ?
Lâarticle L. 2315-23 du Code du travail prĂ©voit expressĂ©ment que le secrĂ©taire du CSE doit ĂȘtre dĂ©signĂ© parmi les membres titulaires du comitĂ©.
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Il résulte de cette rédaction que les élus suppléants du CSE, les représentants syndicaux et, a fortiori, le président du comité, ne peuvent donc pas occuper les fonctions de secrétaire.
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Comment désigner un secrétaire du CSE ?
La dĂ©signation du secrĂ©taire du CSE se fait par principe Ă lâissue dâun vote Ă la majoritĂ© des suffrages exprimĂ©s.
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NĂ©anmoins, le CSE dispose de la facultĂ© d'en dĂ©cider autrement :Â
- Soit en adoptant une délibération préalable,
- Soit en choisissant d'appliquer les éventuelles dispositions du rÚglement intérieur du comité sortant.
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Concernant les modalitĂ©s de rĂ©alisation du vote, en lâabsence de prĂ©cisions lĂ©gales sur ce point, la dĂ©signation du secrĂ©taire peut avoir lieu, au choix du comitĂ©, par un vote Ă main levĂ©e ou par un vote Ă bulletins secrets.
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Participent au vote lâensemble des membres titulaires du CSE, ainsi que les Ă©lus supplĂ©ants qui remplacent des titulaires absents. Lâemployeur, en sa qualitĂ© de prĂ©sident du CSE, peut Ă©galement participer au vote puisquâil ne sâagit pas, dans cette hypothĂšse, dâune consultation des membres du CSE en tant que dĂ©lĂ©gation Ă©lue du personnel. NĂ©anmoins sa participation au vote tendant Ă la dĂ©signation du secrĂ©taire du CSE est conditionnĂ©e Ă lâabsence de pression exercĂ©e de sa part (Cass., soc., 23 juin 2004, n°02-16.875).
Le rÎle et les missions du secrétaire du CSE
Le secrĂ©taire du CSE a pour rĂŽle dâassurer la gestion des affaires courantes du comitĂ©.
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Le Code du travail prĂ©voit que le secrĂ©taire du CSE a principalement pour mission :Â
- DâĂ©tablir, conjointement avec lâemployeur en sa qualitĂ© de prĂ©sident du comitĂ©, lâordre du jour de chaque rĂ©union (art. L. 2315-29 du Code du travail) ;
- De rĂ©diger, de signer et de diffuser, les procĂšs-verbaux (PV) des rĂ©unions, dont lâobjet est de consigner les dĂ©libĂ©rations du comitĂ© (art. L. 2315-34 et L. 2315-35 du Code du travail).
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Dans la pratique, le secrĂ©taire du CSE ne se cantonne pas simplement Ă ces missions mentionnĂ©es dans la loi.Â
Il est gĂ©nĂ©ralement chargĂ© :Â
- Dâassurer les liaisons avec les tiers susceptibles d'interagir avec le comitĂ© (inspection du travail, experts auxquels le comitĂ© peut avoir recours, ou encore fournisseurs du comitĂ©) ;
- Dâassurer un suivi de la bonne exĂ©cution des dĂ©cisions prises par le comitĂ© ;
- De faire le lien entre les salariés et le comité ;
- De sâoccuper de la gestion administrative du comitĂ© (correspondances et archives).
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Les diffĂ©rentes missions du secrĂ©taire du CSE peuvent ĂȘtre prĂ©cisĂ©es par les dispositions du rĂšglement intĂ©rieur du comitĂ©, ou encore dans une dĂ©libĂ©ration spĂ©ciale adoptĂ©e en rĂ©union plĂ©niĂšre.
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Pour assurer son rĂŽle, le secrĂ©taire du CSE ne dispose pas de moyens spĂ©cifiques qui lui seraient propres, cependant il dispose des moyens mis Ă la disposition du CSE. Il peut ainsi notamment faire usage :Â
- Du local du CSE,
- Du matériel, notamment informatique, du CSE (ordinateur, ligne téléphonique, imprimante, etc.),
- Du budget de fonctionnement dont dispose le CSE dans les entreprises de 50 salariés et plus,
- De son crĂ©dit dâheures de dĂ©lĂ©gation.
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Le remplacement et le changement du secrétaire du CSE
Bien que le secrĂ©taire du CSE soit par principe dĂ©signĂ© pour une durĂ©e Ă©gale Ă celle de son mandat dâĂ©lu, lâimportance du rĂŽle quâil occupe peut nĂ©cessiter, dans certains cas son remplacement temporaire, voire dans dâautres sa rĂ©vocation.
Le remplacement du secrétaire du CSE
Comme exposĂ© ci-avant, le secrĂ©taire du CSE occupe une place centrale au sein du comitĂ©. DĂšs lors, en cas dâabsence de celui-ci, mĂȘme de maniĂšre temporaire, il convient de procĂ©der Ă son remplacement afin de permettre au comitĂ© de continuer de fonctionner normalement.
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Dans une telle situation, il convient de distinguer plusieurs hypothĂšses :Â
- Si le CSE, lors de la dĂ©signation du secrĂ©taire, a Ă©galement dĂ©signĂ© un secrĂ©taire adjoint, câest ce dernier qui occupera le rĂŽle de secrĂ©taire jusquâau retour du titulaire du poste ;
- Si le CSE nâa pas dĂ©signĂ© de secrĂ©taire adjoint :Â
- Soit le rĂšglement intĂ©rieur du CSE prĂ©voit des dispositions concernant le remplacement dâun membre du bureau absent, et dans ce cas il convient de faire application de celles-ci,
- Soit le rÚglement intérieur ne prévoit rien, et dans ce cas le comité doit, dÚs le début de la séance, désigner un secrétaire de séance.
La révocation du secrétaire du CSE
Rien dans la loi nâinterdit au CSE de rĂ©voquer le secrĂ©taire. Une telle dĂ©cision peut mĂȘme, en pratique, devenir indispensable en prĂ©sence dâune situation de dĂ©faillance du secrĂ©taire, quelle quâen soit la raison (conflit avec les autres Ă©lus, manque de compĂ©tences, etc.).
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La révocation ne doit toutefois pas avoir un caractÚre abusif ou vexatoire. Autrement dit, elle doit avoir lieu dans des conditions respectueuses de la personne et des droits du secrétaire.
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En lâabsence de cadre lĂ©gal sur ce point, le comitĂ© a tout intĂ©rĂȘt Ă prĂ©voir les modalitĂ©s de rĂ©vocation du secrĂ©taire du CSE au sein de son rĂšglement intĂ©rieur.
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En tout Ă©tat de cause, comme pour toute dĂ©cision du CSE, la rĂ©vocation du secrĂ©taire doit ĂȘtre dĂ©cidĂ©e en rĂ©union et figurer expressĂ©ment Ă lâordre du jour.
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Conclusion
Le secrétaire du CSE occupe une fonction essentielle au sein du comité. De sa désignation à la rédaction des procÚs-verbaux, il contribue au bon fonctionnement de l'instance et au suivi de ses travaux.
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La maĂźtrise des rĂšgles relatives au secrĂ©taire du CSE, de ses missions et des modalitĂ©s de son remplacement permet d'assurer un fonctionnement efficace du comitĂ©. Pour approfondir ces aspects, une formation spĂ©cialement dĂ©diĂ©e aux secrĂ©taires du CSE constitue un complĂ©ment utile Ă l'exercice de cette fonction.Â
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FAQÂ (Foire aux questions)
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Quorum du CSE : le nombre minimum de votes
Le quorum des élections du CSE constitue l'une des rÚgles essentielles du premier tour des élections professionnelles. Son atteinte conditionne l'attribution des siÚges dÚs ce premier scrutin.
PrĂ©vu par le Code du travail, le quorum des Ă©lections du CSE rĂ©pond Ă des rĂšgles de calcul prĂ©cises. Sa maĂźtrise est indispensable pour comprendre le dĂ©roulement du scrutin et lâattribution des mandats de reprĂ©sentants du personnel.
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Ălection du CSE : quâest-ce que le quorum ?
Ce que lâon appelle le quorum, câest le nombre minimal de voix exigĂ©, au premier tour des Ă©lections professionnelles, pour que les rĂ©sultats du scrutin soient pris en compte.
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Il convient alors de distinguer deux situations :Â
- Si le quorum nâest pas atteint, aucun reprĂ©sentant du personnel ne peut ĂȘtre Ă©lu Ă lâissue du premier tour des Ă©lections, et il est nĂ©cessaire d'organiser un second tour, qui doit avoir lieu dans les 15 jours suivants ;
- Si le quorum est atteint, le bureau de vote doit procĂ©der aux opĂ©rations de dĂ©pouillement jusquâĂ lâattribution des siĂšges aux listes en prĂ©sence.
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Cette dĂ©finition rĂ©sulte des dispositions de lâarticle L. 2314-29 du Code du travail.
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Comment calculer le quorum des élections du CSE ?
Le calcul du quorum doit ĂȘtre rĂ©alisĂ© pour chaque collĂšge et, Ă l'intĂ©rieur de chaque collĂšge, distinctement pour les titulaires et les supplĂ©ants. Autrement dit, si le quorum n'est atteint que pour les titulaires, il faudra organiser un deuxiĂšme tour pour Ă©lire les supplĂ©ants. Pour le savoir, il faut ouvrir et compter pour chaque urne le nombre de votants.
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Le quorum est atteint si le nombre de votants, au 1á”Êł tour, est au moins Ă©gal Ă la moitiĂ© des Ă©lecteurs inscrits sur la liste Ă©lectorale.Â
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Le nombre de votants, pris en compte dans le calcul du quorum, correspond au nombre dâĂ©lecteurs qui se sont prononcĂ©s en faveur des candidats valablement prĂ©sentĂ©s au 1er tour.
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Les bulletins blancs ou nuls ne doivent pas ĂȘtre pris en compte dans la dĂ©termination du nombre de votants et donc dans le calcul du quorum. On ne tient donc compte que des suffrages valablement exprimĂ©s, et non de tous les Ă©lecteurs qui ont participĂ© au premier tour des Ă©lections. Câest en effet ce que prĂ©cise, de maniĂšre constante, la jurisprudence (par exemple : cass. ass. plĂ©n., 2 dĂ©cembre 1977, n°77-60.407).
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Que se passe-t-il si le quorum nâest pas atteint lors du premier tour des Ă©lections du CSE ?
Comme indiquĂ©, lorsque le quorum nâest pas atteint, aucun reprĂ©sentant du personnel ne peut ĂȘtre Ă©lu Ă lâissue du premier tour des Ă©lections. Il est nĂ©cessaire d'organiser un second tour.
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Dans cette hypothĂšse, il reste tout de mĂȘme nĂ©cessaire de procĂ©der au dĂ©pouillement du premier tour des Ă©lections. En effet, les rĂ©sultats obtenus par chaque organisation syndicale (OS) au premier tour sont particuliĂšrement importants puisquâils permettent de dĂ©terminer :
- Les organisations syndicales reprĂ©sentatives, conformĂ©ment aux dispositions de lâarticle L. 2121-1 du Code du travail ;
- Les personnes susceptibles d'ĂȘtre dĂ©signĂ©es dĂ©lĂ©guĂ©s syndicaux conformĂ©ment aux dispositions de lâarticle L. 2143-3 du Code du travail ;
- Les organisations syndicales reprĂ©sentatives habilitĂ©es Ă signer un accord collectif conformĂ©ment aux dispositions de lâarticle L. 2232-12 du Code du travail.
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Conclusion
Le quorum des Ă©lections du CSE correspond au nombre minimal de suffrages valablement exprimĂ©s nĂ©cessaire pour permettre lâattribution des siĂšges dĂšs le premier tour. Son apprĂ©ciation sâeffectue sĂ©parĂ©ment pour chaque collĂšge Ă©lectoral et pour chaque catĂ©gorie de siĂšges.
Lorsque le quorum des Ă©lections du CSE nâest pas atteint, un second tour doit ĂȘtre organisĂ©. Les rĂ©sultats du premier tour conservent nĂ©anmoins toute leur importance pour la mesure de lâaudience syndicale et la dĂ©termination de la reprĂ©sentativitĂ©.
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Modalités de fonctionnement du CSE dans les entreprises de moins de 50 salariés
Lâexpression âCSE de moins de 50 salariĂ©sâ est souvent utilisĂ©e pour dĂ©signer les CSE des entreprises employant moins de 50 salariĂ©s. Cette notion dĂ©signe donc les CSE des petites entreprises.
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Les modalités de fonctionnement du CSE dans les entreprises, employant moins de 50 salariés, diffÚrent de celles qui sont applicables dans les entreprises employant 50 salariés ou plus.
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En effet, bien que les modalitĂ©s des Ă©lections du CSE soient identiques, lâĂ©tendue des missions du CSE, sa composition, ainsi que les moyens dont il dispose dĂ©pendent de lâeffectif de lâentreprise.
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Les CSE des entreprises employant 50 salariĂ©s ou plus disposent de compĂ©tences Ă©largies, notamment en matiĂšre Ă©conomique, sociale et culturelle. Ils disposent Ă©galement de la personnalitĂ© juridique, ce qui leur permet de conclure des contrats, dâagir en justice et de disposer dâun vĂ©ritable budget. Le budget des CSE des entreprises de plus de 50 salariĂ©s est, en partie, financĂ© par des contributions versĂ©es par lâemployeur.
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Ă lâinverse, dans les entreprises de moins de 50 salariĂ©s, les missions du CSE se cantonnent principalement Ă une reprĂ©sentation des salariĂ©s et un rĂŽle en matiĂšre de santĂ©, sĂ©curitĂ© et conditions de travail. En outre, ils ne disposent ni de la personnalitĂ© juridique, ni dâun budget propre.
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Composition des CSE de moins de 50 salariés
Dans les entreprises de moins de 50 salariĂ©s, le CSE se compose :Â
- De lâemployeur qui prĂ©side le comitĂ©,
- Dâune dĂ©lĂ©gation Ă©lue du personnel.
Président du CSE
Bien que, concernant les CSE des entreprises de moins de 50 salariés, la présidence de l'employeur ne soit pas expressément prévue par la loi, elle résulte de l'article L. 2315-21, applicable aux CSE des petites entreprises. Ce texte prévoit en effet que les membres de la délégation du personnel du CSE sont reçus par l'employeur ou son représentant.
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L'employeur est ainsi membre de droit du CSE, et en est le prĂ©sident. Sa prĂ©sence aux sĂ©ances du comitĂ© est obligatoire. Le CSE ne peut pas valablement siĂ©ger en lâabsence du prĂ©sident.
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L'employeur ne peut pas se soustraire à cette obligation. à défaut, il commettrait un délit d'entrave, peu important le motif de son absence puisqu'il dispose de la faculté de se faire représenter.
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En effet, le CSE peut ĂȘtre prĂ©sidĂ© par un reprĂ©sentant de l'employeur dĂ©signĂ© par celui-ci. Il peut par exemple sâagir du directeur/directrice des ressources humaines de lâentreprise. En tout Ă©tat de cause, le reprĂ©sentant dĂ©signĂ© par lâemployeur doit disposer de la qualitĂ© et du pouvoir nĂ©cessaires pour informer et consulter le CSE.
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Enfin, lâemployeur a la possibilitĂ© de se faire assister par des collaborateurs. Cependant, le Code du travail encadre cette facultĂ© dans les entreprises de moins de 50 salariĂ©s. Dans cette hypothĂšse, le nombre de collaborateurs assistant lâemployeur ne doit pas aboutir Ă ce quâensemble, ils soient en nombre supĂ©rieur Ă celui des reprĂ©sentants du personnel titulaires.
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Délégation du personnel
Le CSE dâune entreprise de moins de 50 salariĂ©s comprend notamment une dĂ©lĂ©gation du personnel qui comporte un nombre Ă©gal de titulaires et de supplĂ©ants.
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ConformĂ©ment aux dispositions de lâarticle R. 2314-1 du Code du travail, Ă dĂ©faut de stipulations dans le protocole dâaccord préélectoral (PAP), le nombre de membres titulaires de la dĂ©lĂ©gation du personnel est Ă©gal Ă :Â
- 1 Ă©lu titulaire, dans les entreprises dont lâeffectif est compris entre 11 et 24 salariĂ©s,
- 2 Ă©lus titulaires, dans les entreprises dont lâeffectif est compris entre 25 et 49 salariĂ©s.
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Dans les entreprises employant moins de 50 salariĂ©s, la dĂ©lĂ©gation Ă©lue du personnel nâest pas constituĂ©e dâun bureau. Elle nâest donc dotĂ©e ni dâun secrĂ©taire, ni dâun trĂ©sorier. Cette structuration est spĂ©cifique aux CSE Ă compĂ©tences Ă©largies, c'est-Ă -dire ceux des entreprises employant 50 salariĂ©s et plus.
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Dans les CSE des petites entreprises, il nây a pas non plus de reprĂ©sentants syndicaux au CSE.Â
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Le CSE doit, parmi ses membres, dĂ©signer un rĂ©fĂ©rent en matiĂšre de lutte contre le harcĂšlement sexuel et les agissements sexistes. Cette obligation lĂ©gale sâapplique y compris dans les entreprises de moins de 50 salariĂ©s.
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Ălection du CSE dans une entreprise de moins de 50 salariĂ©s
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La dĂ©lĂ©gation du personnel au CSE est Ă©lue par les salariĂ©s de lâentreprise. Les Ă©lections de la dĂ©lĂ©gation du personnel au CSE se font au scrutin de liste Ă deux tours avec reprĂ©sentation proportionnelle Ă la plus forte moyenne (art. L.2314-29 al. 1 du Code du travail). Cela signifie que les siĂšges Ă pourvoir doivent ĂȘtre rĂ©partis entre les diffĂ©rentes listes de candidats proportionnellement au nombre de votes obtenus.
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Elles doivent par principe avoir lieu au scrutin secret, sous enveloppe, ou encore par vote électronique (sous certaines conditions).
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Pour rappel, les grandes Ă©tapes du processus Ă©lectoral sont les suivantes :Â
- Lâemployeur informe le personnel de lâentreprise du principe et des dĂ©tails de lâorganisation des Ă©lections du CSE, et informe et invite les organisations syndicales Ă nĂ©gocier le PAP ;
- Les organisations syndicales et lâemployeur nĂ©gocient et concluent le PAP, dont lâobjet est de prĂ©ciser les modalitĂ©s dâorganisation des Ă©lections professionnelles. En cas dâabsence dâaccord, les modalitĂ©s des Ă©lections sont dĂ©terminĂ©es soit de maniĂšre unilatĂ©rale par lâemployeur, soit par lâadministration, selon la situation ;Â
- Les bureaux de vote sont constitués selon les modalités prévues par le PAP ;
- Le personnel est informĂ© par lâemployeur des modalitĂ©s du 1á”Êł tour (et du 2á” tour, le cas Ă©chĂ©ant) ;
- Lâemployeur rĂ©alise un appel Ă candidatures, il affiche les listes Ă©lectorales au moins 4 jours avant les Ă©lections, et publie les listes de candidats ;
- Une période de propagande électorale est organisée ;
- Lâemployeur prĂ©pare ensuite le matĂ©riel de vote, et le confie aux membres du bureau de vote. Le bureau a pour rĂŽle de veiller au bon dĂ©roulement des scrutins, et de procĂ©der aux dĂ©pouillements des voix. Une fois toutes les voix dĂ©pouillĂ©es, ils constatent les rĂ©sultats et Ă©tablissent les procĂšs-verbaux (PV) qui seront ensuite transmis au centre de traitement des Ă©lections professionnelles (CTEP).
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Les membres de la dĂ©lĂ©gation du personnel sont par principe Ă©lus pour une durĂ©e de 4 ans. Lâarticle L. 2314-34 du Code du travail permet cependant de fixer une durĂ©e de mandat comprise entre deux ans et quatre ans, par accord collectif de travail.
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Missions et attributions des CSE de moins de 50 salariĂ©sÂ
LâĂ©tendue des missions du CSE dĂ©pend de lâeffectif de lâentreprise.
Dans les entreprises de moins de 50 salariés, les missions du CSE se cantonnent principalement à une représentation des salariés et un rÎle en matiÚre de santé, sécurité et conditions de travail.
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Dans ces entreprises, le CSE doit Ă©galement faire lâobjet dâinformations et de consultations ponctuelles dans diverses hypothĂšses (licenciements Ă©conomiques, reclassement dâun salariĂ© inapte, etc.). Cependant cette mission est assez limitĂ©e par rapport aux CSE des entreprises employant 50 salariĂ©s et plus.Â
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En effet, ce nâest que dans les entreprises de 50 salariĂ©s et plus que le CSE dispose de prĂ©rogatives Ă©tendues, notamment en matiĂšre Ă©conomique, sociale et culturelle.
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ReprĂ©sentation des salariĂ©sÂ
La dĂ©lĂ©gation du personnel au CSE des entreprises de moins de 50 salariĂ©s a une mission de reprĂ©sentation des salariĂ©s. Cela signifie quâelle a pour rĂŽle de prĂ©senter Ă lâemployeur les rĂ©clamations individuelles et collectives relatives notamment :Â
- Aux salaires (problĂšmes de paiement, non-respect du salaire minimum, etc.),
- Ă lâapplication des dispositions lĂ©gales (Code du travail, Code de la sĂ©curitĂ© sociale, etc.),
- Ă lâapplication des conventions et des accords collectifs applicables dans lâentreprise.
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Dans le cadre de cette mission, les élus sont de véritables porte-parole des salariés.
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Mission en matiÚre de santé, sécurité et conditions de travail
ConformĂ©ment Ă lâarticle L. 2312-5 du Code du travail, le CSE des entreprises de moins de 50 salariĂ©s a Ă©galement pour mission de contribuer Ă promouvoir la santĂ©, la sĂ©curitĂ© et l'amĂ©lioration des conditions de travail dans l'entreprise.
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Dans ce cadre, il rĂ©alise notamment des enquĂȘtes en matiĂšre d'accidents du travail ou de maladies professionnelles (ATMP), et participe Ă lâĂ©laboration du document unique dâĂ©valuation des risques professionnels (DUERP).
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Afin de pouvoir pleinement exercer sa mission en la matiĂšre, le CSE dispose de deux outils importants :Â
- Un droit dâalerte en cas d'atteinte aux droits des personnes (art. L. 2312-59 du Code du travail).
Lorsquâil constate quâil existe une atteinte injustifiĂ©e et disproportionnĂ©e aux droits des personnes, Ă leur santĂ© physique et mentale ou aux libertĂ©s individuelles dans l'entreprise, lâĂ©lu au CSE saisit immĂ©diatement lâemployeur. Ce dernier doit alors procĂ©der Ă une enquĂȘte, associant le CSE, et prendre les mesures nĂ©cessaires pour remĂ©dier Ă la situation. Ă dĂ©faut, le salariĂ© concernĂ©, ou lâĂ©lu au CSE Ă lâorigine de lâalerte, peut saisir le conseil de prudâhommes qui statue alors selon la procĂ©dure accĂ©lĂ©rĂ©e au fond. - Un droit dâalerte en cas de danger grave et imminent, ainsi qu'en matiĂšre de santĂ© publique et d'environnement (art. L. 2312-60 du Code du travail).
Le reprĂ©sentant du personnel au CSE qui constate qu'il existe un danger grave et imminent alerte immĂ©diatement l'employeur. En matiĂšre de santĂ©/sĂ©curitĂ©, ce droit dâalerte doit ĂȘtre exercĂ© dans les conditions prĂ©vues aux articles L. 4132-1 Ă L. 4132-5 du Code du travail.
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Informations et consultations ponctuelles
Seuls les CSE des entreprises de 50 salariĂ©s et plus disposent dâun vĂ©ritable rĂŽle en matiĂšre Ă©conomique. Les CSE des entreprises employant moins de 50 salariĂ©s nâinterviennent, ne disposent pas dâune compĂ©tence gĂ©nĂ©rale en la matiĂšre, et nâinterviennent que de maniĂšre ponctuelle et rĂ©siduelle, et uniquement lorsquâun texte spĂ©cifique le prĂ©voit.
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Enfin, il existe des cas dans lesquels la loi prĂ©voit que le CSE des entreprises de moins de 50 salariĂ©s doit ĂȘtre informĂ©, voire consultĂ©, avant une prise de dĂ©cision par lâemployeur.
Une information/consultation ponctuelle du CSE doit, par exemple, avoir lieu dans les cas suivants :Â
- Lorsque lâemployeur envisage une procĂ©dure de licenciement collectif pour motif Ă©conomique (art. L. 1233-8 du Code du travail),
- Concernant le recours aux heures supplémentaires (art. L. 3121-33 du Code du travail),
- Concernant le reclassement dâun salariĂ© dĂ©clarĂ© inapte par le mĂ©decin du travail (art. L. 1226-2 du Code du travail, et L. 1226-10 du Code du travail).
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NĂ©gociation et conclusion dâaccords dâentreprise ou dâĂ©tablissement
Dans les entreprises de moins de 50 salariĂ©s, dĂ©pourvues de dĂ©lĂ©guĂ© syndical (DS), les accords d'entreprise ou d'Ă©tablissement peuvent ĂȘtre nĂ©gociĂ©s, conclus, rĂ©visĂ©s ou dĂ©noncĂ©s, notamment, par un ou plusieurs membres titulaires de la dĂ©lĂ©gation du personnel. Câest en effet ce que prĂ©voient les dispositions de lâarticle L. 2232-23-1 du Code du travail.
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Dans cette hypothĂšse, pour que ces accords soient valables, ils doivent ĂȘtre signĂ©s par des membres du CSE reprĂ©sentant la majoritĂ© des suffrages exprimĂ©s en faveur des membres du CSE lors des derniĂšres Ă©lections professionnelles.
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Moyens des CSE de moins de 50 salariés
Les CSE des entreprises de moins de 50 salariĂ©s, contrairement aux CSE des entreprises employant 50 salariĂ©s et plus, ne disposent pas de budget propre. Ils ne disposent ainsi ni dâun budget de fonctionnement, ni dâun budget en matiĂšre dâactivitĂ©s sociales et culturelles.
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Cette situation se justifie par la diffĂ©rence de responsabilitĂ©s entre ces diffĂ©rents CSE. En effet, les CSE des grandes entreprises disposent de prĂ©rogatives plus Ă©tendues, ce qui implique quâils doivent pouvoir disposer des moyens et du budget nĂ©cessaires Ă la rĂ©alisation de leurs missions.
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Pour autant, les CSE des petites entreprises disposent tout de mĂȘme de diffĂ©rents moyens (local, panneau d'affichage, heures de dĂ©lĂ©gation, etc) permettant aux Ă©lus dâexercer leurs fonctions reprĂ©sentatives.
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Local aménagé
Dans les entreprises de moins de 50 salariés, l'employeur met à la disposition des membres de la délégation du personnel du CSE le local nécessaire pour leur permettre d'accomplir leur mission et, notamment, de se réunir.
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Lâemployeur qui ne respecte pas cette obligation lĂ©gale, sâexpose Ă des poursuites pour dĂ©lit dâentrave au fonctionnement du CSE.
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Dans la mesure oĂč lâobjet de cette obligation est de permettre aux Ă©lus du CSE dâaccomplir leurs missions, le local mis Ă disposition du CSE doit ĂȘtre amĂ©nagĂ©. Il doit ainsi pouvoir disposer dâun Ă©quipement de base :Â
- Une table,
- Des chaises,
- Une armoire fermant Ă clef,
- Une ligne téléphonique,
- Un ordinateur,
- Une imprimante,
- Une connexion internet.
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LâamĂ©nagement du local apparaĂźt dâautant plus important que le CSE des petites entreprises n'a pas de budget.
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Panneau dâaffichage
Les Ă©lus du CSE peuvent faire afficher les renseignements qu'ils ont pour rĂŽle de porter Ă la connaissance du personnel sur des emplacements obligatoirement prĂ©vus. Ces panneaux dâaffichage sont destinĂ©s aux communications syndicales, et doivent ĂȘtre placĂ©s aux portes d'entrĂ©e des lieux de travail.
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MalgrĂ© la rĂ©daction des dispositions de lâarticle L. 2315-15 du Code du travail, les membres du CSE doivent disposer de leurs propres panneaux d'affichage, distincts de ceux destinĂ©s aux communications syndicales.
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Les informations que les Ă©lus au CSE peuvent afficher sur les panneaux dâaffichages, sont par exemple les suivantes :Â
- Les comptes rendus des rĂ©unions mensuelles avec lâemployeur,
- Les rĂ©sultats d'enquĂȘtes menĂ©es en matiĂšre de sĂ©curitĂ© et de conditions de travail,
- Les questions posées chaque mois à l'employeur et les réponses qui y sont ensuite apportées,
- Les informations relatives au droit du travail ou Ă la convention collective applicable dans lâentreprise.
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Heures de délégation et liberté de circulation des élus
Le Code du travail fixe, en lâabsence de prĂ©cisions dans le PAP, le crĂ©dit dâheures de dĂ©lĂ©gation. C'est-Ă -dire le nombre mensuel dâheures de dĂ©lĂ©gation dont dispose chaque Ă©lu titulaire afin dâassurer ses fonctions reprĂ©sentatives.
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Les dispositions supplĂ©tives du Code du travail prĂ©voient ainsi que le nombre mensuel dâheures de dĂ©lĂ©gation dont dispose chaque Ă©lu titulaire au CSE est Ă©gal Ă 10 heures dans les entreprises employant moins de 50 salariĂ©s.
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ConformĂ©ment aux dispositions de lâarticle L. 2315-14 du Code du travail, les membres du CSE peuvent, durant les heures de dĂ©lĂ©gation dont ils disposent, se dĂ©placer hors de l'entreprise.
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Ils peuvent Ă©galement, tant durant les heures de dĂ©lĂ©gation qu'en dehors de leurs heures habituelles de travail, circuler librement dans l'entreprise. A cette occasion, ils peuvent prendre tous les contacts nĂ©cessaires Ă l'accomplissement de leur mission, notamment auprĂšs d'un salariĂ© Ă son poste de travail, sous rĂ©serve de ne pas apporter de gĂȘne importante Ă l'accomplissement du travail des salariĂ©s.
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Formation
Les membres de la dĂ©lĂ©gation du personnel au CSE bĂ©nĂ©ficient de la formation nĂ©cessaire Ă l'exercice de leurs missions en matiĂšre de santĂ©, de sĂ©curitĂ© et de conditions de travail (article L. 2315-18 du Code du travail). Cette formation obligatoire, quel que soit lâeffectif de lâentreprise, bĂ©nĂ©ficie Ă©galement aux Ă©lus des CSE des entreprises de moins de 50 salariĂ©s.
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La formation en santĂ©, sĂ©curitĂ© et conditions de travail permet aux membres du CSE dâexercer pleinement leurs missions de prĂ©vention et de protection des salariĂ©s. Elle leur apporte les connaissances nĂ©cessaires pour :Â
- identifier les risques professionnels,Â
- analyser les situations de travail,Â
- contribuer Ă lâamĂ©lioration des conditions de travail au sein de lâentreprise.
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La durée minimale de cette formation est de 5 jours lors du premier mandat des élus, et de 3 jours en cas de renouvellement du mandat.
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Conclusion
Le fonctionnement du CSE dans les entreprises de moins de 50 salariés répond à des rÚgles spécifiques, adaptées à la taille et aux besoins des petites entreprises.
Bien que ses moyens et ses attributions soient plus limitĂ©s que ceux des CSE des entreprises dâau moins 50 salariĂ©s, il demeure un acteur essentiel de la reprĂ©sentation des salariĂ©s et de la prĂ©vention en matiĂšre de santĂ©, sĂ©curitĂ© et conditions de travail.
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Composition du CSE : qui sont ses membres ?
Qui sont les membres du CSE et comment sâorganise leur rĂŽle au sein de lâentreprise ?
La composition du CSE rĂ©sulte de rĂšgles prĂ©cises fixĂ©es par le Code du travail. Le comitĂ© comprend schĂ©matiquement :Â
- Lâemployeur, qui peut dans ce cadre ĂȘtre assistĂ© ou se faire reprĂ©senter,
- La dĂ©lĂ©gation Ă©lue du personnel, qui se compose dâun bureau dans les entreprises de 50 salariĂ©s et plus,Â
- Le représentant syndical au CSE, dans les entreprises de 50 salariés et plus,
- Dâautres intervenants ponctuels, aux fonctions spĂ©cifiques.
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Dans cet article, nous allons revenir plus en détail sur chacun de ces membres du CSE.
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Le président du CSE
Le comitĂ© social et Ă©conomique (CSE) est par principe prĂ©sidĂ© par lâemployeur, dont la prĂ©sence aux rĂ©unions est obligatoire.
Il en résulte que :
- Le comitĂ© ne peut pas, par principe, valablement siĂ©ger en lâabsence de lâemployeur,
- L'employeur ne peut pas se soustraire Ă cette obligation, sans commettre un dĂ©lit dâentrave (peu importe le motif de son absence puisqu'il peut se faire reprĂ©senter).
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La prĂ©sidence du CSE ne peut ĂȘtre assurĂ©e que par une seule personne. Cependant ce principe ne sâoppose pas Ă ce que lâemployeur puisse ĂȘtre assistĂ© dans le cadre de son rĂŽle de prĂ©sident du CSE.
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En effet, lâemployeur peut ĂȘtre assistĂ© :Â
- Par des collaborateurs dont le nombre ne doit pas aboutir Ă ce quâensemble, ils soient en nombre supĂ©rieur Ă celui des reprĂ©sentants du personnel titulaires, dans les entreprises de moins de 50 salariĂ©s (art. L. 2315-21 du Code du travail),
- Par 3 collaborateurs ayant voix consultative, dans les entreprises employant 50 salariés et plus (art. L. 2315-23 du Code du travail).
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Enfin, le CSE peut ĂȘtre prĂ©sidĂ© par un reprĂ©sentant de l'employeur dĂ©signĂ© par celui-ci. Il peut par exemple sâagir du directeur/directrice des ressources humaines de lâentreprise. En tout Ă©tat de cause, le reprĂ©sentant dĂ©signĂ© par lâemployeur doit disposer de la qualitĂ© et du pouvoir nĂ©cessaires pour informer et consulter le CSE.
â
Bien que cela ne soit pas obligatoire, il convient de formaliser la dĂ©signation dâun reprĂ©sentant de lâemployeur Ă la prĂ©sidence du CSE par la rĂ©daction dâune dĂ©lĂ©gation de pouvoirs (Ă des fins de preuve notamment).
â
La dĂ©signation dâun reprĂ©sentant de lâemployeur au CSE peut prendre deux formes :Â
- Une dĂ©signation ponctuelle, qui nâa vocation Ă ne produire effet quâĂ lâoccasion dâune sĂ©ance ou de plusieurs sĂ©ances concernant le mĂȘme sujet,
- Une dĂ©signation pĂ©renne, qui a vocation Ă produire effet de maniĂšre indĂ©terminĂ©e, notamment quand, compte tenu de la taille de lâentreprise, lâemployeur ne dispose pas du temps nĂ©cessaire Ă la prĂ©sidence de toutes les rĂ©unions du CSE.Â
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Le prĂ©sident du CSE a notamment pour rĂŽle de :Â
- Fixer, en collaboration avec le secrétaire, l'ordre du jour des réunions du CSE ;
- Convoquer les membres du comité aux réunions ordinaires et extraordinaires ;
- Présider les réunions du comité, organiser les débats, veiller à la bonne tenue des réunions et veiller à la régularité des scrutins ;
- Sâassurer, le cas Ă©chĂ©ant, du respect des droits Ă information/consultation du CSE.
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La délégation élue au CSE
Lâautre composante essentielle du CSE est la dĂ©lĂ©gation Ă©lue du personnel.
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La dĂ©lĂ©gation du personnel comporte un nombre Ă©gal de titulaires et de supplĂ©ants, qui est par principe fixĂ© en fonction du nombre de salariĂ©s de lâentreprise, et peut ĂȘtre modifiĂ© par le protocole dâaccord préélectoral (PAP).
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Dans certaines hypothĂšses, cette dĂ©lĂ©gation peut ĂȘtre complĂ©tĂ©e, ou assistĂ©e, par des membres occasionnels du CSE, voire par des reprĂ©sentants syndicaux.
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Dans les entreprises employant 50 salariĂ©s et plus, la dĂ©lĂ©gation Ă©lue du personnel comprend un bureau composĂ© dâun secrĂ©taire et dâun trĂ©sorier et Ă©ventuellement leurs adjoints..
â
En outre le CSE, quel que soit lâeffectif de lâentreprise, doit avoir un rĂ©fĂ©rent en matiĂšre de lutte contre le harcĂšlement sexuel et les agissements sexistes.
Le secrétaire de la délégation du personnel au CSE
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Le secrĂ©taire du CSE a pour rĂŽle de :Â
- Fixer, conjointement avec lâemployeur, lâordre du jour des rĂ©unions,
- Rédiger, signer et diffuser les procÚs- verbaux (PV) des réunions du CSE.
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Le trésorier de la délégation du personnel au CSE
Le trĂ©sorier du CSE peut avoir notamment pour rĂŽle de :Â
- Présenter, le cas échéant, le rapport sur les conventions passées directement ou indirectement entre le CSE et l'un de ses membres,
- Gérer les comptes bancaires du comité,
- Gérer les ressources et le patrimoine du comité,
- Ătre l'interlocuteur privilĂ©giĂ© de l'expert-comptable du CSE ou de son commissaire aux comptes le cas Ă©chĂ©ant.
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Le référent en matiÚre de lutte contre le harcÚlement sexuel et les agissements sexistes
Le Code du travail prĂ©voit expressĂ©ment quâun rĂ©fĂ©rent en matiĂšre de lutte contre le harcĂšlement sexuel et les agissements sexistes doit ĂȘtre dĂ©signĂ© par le CSE parmi ses membres. Ce rĂ©fĂ©rent est donc lâun des membres de la dĂ©lĂ©gation du personnel, Ă qui le comitĂ© confie un rĂŽle supplĂ©mentaire en matiĂšre de lutte contre le harcĂšlement sexuel et les agissements sexistes.
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Cette obligation sâapplique dans toutes les entreprises disposant dâun CSE, quel que soit leur effectif. La dĂ©signation du rĂ©fĂ©rent en matiĂšre de lutte contre le harcĂšlement sexuel et les agissements sexistes prend la forme dâune rĂ©solution adoptĂ©e Ă la majoritĂ© des membres prĂ©sents lors du vote. Il est dĂ©signĂ© pour une durĂ©e qui prend fin avec celle du mandat des membres Ă©lus du comitĂ©.
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Le représentant syndical au CSE
Dans les entreprises de 50 salariĂ©s et plus, les organisations syndicales peuvent dĂ©signer un reprĂ©sentant syndical au CSE (RS CSE), parmi les membres du personnel de lâentreprise remplissant les conditions dâĂ©ligibilitĂ©.
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Le RS CSE représente son organisation syndicale auprÚs du comité. Il a pour rÎle principal de faire connaßtre aux membres du CSE le point de vue de son syndicat (contrairement aux membres élus, qui sont les représentants des salariés de l'entreprise).
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Il assiste aux sĂ©ances mais ne dispose que dâune voix consultative, cela signifie quâil peut donner son avis, mais sans participer aux votes.
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Les membres occasionnels du CSE
Le Code du travail prévoit que des personnes extérieures peuvent également assister aux réunions du CSE.
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Les diffĂ©rents experts et personnes qualifiĂ©es auxquels le CSE peut recourir en vertu d'une disposition lĂ©gale sont ainsi autorisĂ©s Ă assister Ă certaines rĂ©unions du comitĂ©. Cette possibilitĂ© est toutefois subordonnĂ©e au fait que lâordre du jour de la rĂ©union comporte une question relevant de leur compĂ©tence.
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ConformĂ©ment Ă lâarticle L. 2314-3 du Code du travail, peuvent par exemple assister aux rĂ©unions du CSE, dans les entreprises employant 50 salariĂ©s et plus, les personnes suivantes :Â
- Le médecin du travail, notamment lorsque la réunion est organisée en matiÚre de santé, sécurité et conditions de travail. Celui-ci dispose, dans ce cadre, d'une voix consultative.
- Lâagent de contrĂŽle de lâinspection du travail, ainsi que les agents des services de prĂ©vention des organismes de sĂ©curitĂ© sociale, notamment Ă lâoccasion des rĂ©unions de la commission santĂ©, sĂ©curitĂ© et conditions de travail.
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Conclusion
Comprendre qui sont les membres du CSE permet de mieux appréhender le fonctionnement de cette instance représentative.
La composition du CSE repose sur un Ă©quilibre entre reprĂ©sentation du personnel, prĂ©sence de lâemployeur et participation dâacteurs internes ou externes aux rĂŽles et compĂ©tences complĂ©mentaires.




