Articles juridiques 24


Congés payés et heures supplémentaires : une avancée importante pour les salariés
La Cour de cassation vient dâapporter une prĂ©cision majeure concernant le calcul des heures supplĂ©mentaires.
JusquâĂ prĂ©sent en droit français, lorsquâun salariĂ© est soumis Ă un dĂ©compte hebdomadaire de son temps de travail, on qualifie de « supplĂ©mentaire » toute heure de travail effectuĂ©e au-delĂ de la durĂ©e lĂ©gale de travail « effectif » de 35 heures par semaine
Seules les heures de travail effectif au-delĂ de 35 heures par semaine ouvraient droit au paiement dâheures supplĂ©mentaires. Ainsi, lorsquâun salariĂ© prenait un jour de congĂ© payĂ©, ses heures de travail de la semaine Ă©taient rĂ©duites, et les Ă©ventuelles heures supplĂ©mentaires nâĂ©taient pas comptabilisĂ©es.
Saisie par des salariĂ©s, la Cour de cassation a jugĂ© que cette pratique nâĂ©tait pas conforme au droit europĂ©en. En effet, toute mesure qui pĂ©nalise financiĂšrement un salariĂ© lorsquâil prend ses congĂ©s peut le dissuader dâexercer ce droit fondamental au repos (art. 31 §2 de la Charte des droits fondamentaux de lâUE).
Ce qui change concrĂštement
- DĂ©sormais, le salariĂ© soumis Ă un dĂ©compte hebdomadaire de sa durĂ©e de travail peut prĂ©tendre au paiement dâheures supplĂ©mentaires sur la semaine au cours de laquelle il a posĂ© un jour de congĂ© payĂ© et nâa donc pas rĂ©alisĂ© 35 heures de travail « effectif ».
- Cela garantit que le salariĂ© ne perdra plus dâavantage financier lorsquâil utilise ses droits Ă congĂ©s.
- La Cour de cassation aligne ainsi le droit français sur le droit européen, renforçant la protection des travailleurs.
â


Titres-restaurant : une activité sociale et culturelle ? Oui⊠et avec un chÚque à la clé !
Ce nâest pas une blague : les titres-restaurant peuvent bel et bien relever des activitĂ©s sociales et culturelles (ASC) du CSE.
Et ce nâest pas nous qui le disons, mais la cour dâappel de Versailles, dans une dĂ©cision du 27 fĂ©vrier 2025.
đœïž Lâaffaire : la fin des titresâŠmais pas des histoires
Dans une entreprise, lâemployeur dĂ©cide un jour dâarrĂȘter de distribuer les titres-restaurant.
Le CSE ne bronche pas. Il réagit plutÎt finement :
â « TrĂšs bien. Puisquâil sâagit dâune activitĂ© sociale et culturelle, câest Ă nous de la gĂ©rer. »
Lâemployeur accepte de cĂ©der la gestion, mais refuse de transfĂ©rer les fonds correspondants.
â
Résultat : contentieux judiciaire.
Et Ă lâarrivĂ©e ? Victoire du CSE.
âïž Pourquoi?
âParce que :
- Lâentreprise avait une cantine. Donc les titres-restaurant nâĂ©taient pas obligatoires.
- Et selon la jurisprudence, une activité sociale et culturelle doit :
 1. Ătre facultative,
 2. Profiter aux salariés,
 3. Ătre sans discrimination,
 4. Améliorer les conditions de vie au travail,
 5. Ne pas constituer une rémunération.
Les titres-restaurant cochent toutes les cases.
Donc : le CSE peut les gérer, et surtout demander le financement correspondant.
đ° Ce que dit le Code du travail
â
Lâarticle L.2312-81 prĂ©voit que lorsque lâemployeur gĂ©rait une ASC, et quâelle est reprise par le CSE :
- Une contribution financiĂšre doit ĂȘtre versĂ©e,
- Et cette somme ne peut ĂȘtre infĂ©rieure Ă celle de lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente, sauf accord contraire.
â Ce quâil faut retenir
â
- Les titres-restaurant peuvent ĂȘtre qualifiĂ©s dâASC sâils ne sont pas imposĂ©s par la loi.
- Si lâemployeur cesse de les distribuer, le CSE peut en reprendre la gestion.
- Lâemployeur doit alors verser une subvention couvrant les Ă©conomies faites.
đŻConclusion pratique :
Le titre-restaurant, ce nâest pas quâun ticket pour dĂ©jeuner. Câest aussi un levier juridique et financier pour les CSE⊠à condition de bien maĂźtriser la notion dâactivitĂ© sociale et culturelle.


Ălections CSE : rĂ©partition des siĂšges, loyauté⊠et obligation de trancher
Aujourdâhui, cap sur les Ă©lections professionnelles. Un moment stratĂ©gique pour les reprĂ©sentants du personnel⊠et une source inĂ©puisable de litiges !
Avant le vote, lâemployeur et les syndicats doivent impĂ©rativement se mettre dâaccord sur deux choses essentielles :
- la répartition du personnel entre les collÚges électoraux (ouvriers/employés, agents de maßtrise/techniciens, cadres);
- la répartition du nombre de siÚges à élire dans chaque collÚge.
Tout cela est formalisĂ© dans le protocole dâaccord préélectoral (PAP). Et quand il nây a pas dâaccord ? Ăa secomplique...
âïž Et si personne ne sâentend ?
Premier cas : un syndicat sâest prĂ©sentĂ© Ă la nĂ©gociation, mais aucun accord nâest signĂ©.
â Lâemployeur doit alors saisir la Dreets (ex-Inspection du travail).
DeuxiÚme cas : la Dreets ne répond pas dans les deux mois.
â Câest alors au juge judiciaire de trancher.
Mais attention : la Dreets peut refuser de se prononcer si elle estime que lâemployeur a manquĂ© Ă son devoir de loyautĂ©(par exemple, en refusant de transmettre les fiches de postes ou les effectifs).
đ Un rappel ferme de la Cour de cassation (25 juin 2025)
Dans une affaire rĂ©cente, lâemployeur avait mal jouĂ© le jeu. La Dreets est restĂ©e silencieuse.
Le juge a alors refusé de statuer, estimant que la négociation avait été biaisée.
Mais la Cour de cassation a cassé cette décision :
â Peu importe que la nĂ©gociation ait Ă©tĂ© imparfaite : le juge doit statuer lorsque la Dreets sâest abstenue.
MĂȘme sans toutes les informations, le juge ne peut pas botter en touche. Il peut ordonner Ă lâemployeur de produire les documents manquants⊠mais il doit trancher.
â Ce quâil faut retenir
â
- La Dreets peut refuser de statuer si lâemployeur nâa pas nĂ©gociĂ© loyalement.
- Mais le juge ne peut jamais refuser de décider si la Dreets est silencieuse.
- Le juge peut exiger des piÚces complémentaires, mais il doit aller au bout.
đŻ Conclusion pratique :
NĂ©gocier loyalement le PAP, câest stratĂ©gique. Car si vous bloquez la procĂ©dure:
- La Dreets peut vous laisser seul.
- Le juge, lui, vous forcera Ă jouer cartes sur table.


Maladie pendant les congĂ©s payĂ©s : vers la fin dâune exception française ?
Aujourdâhui, on sâintĂ©resse Ă une rĂšgle qui pourrait bien changer⊠et qui concerne beaucoup de salariĂ©s : que se passe-t-il lorsquâun salariĂ© tombe malade pendant ses congĂ©s payĂ©s ?
Une position française⊠en décalage
Jusquâici, la position du droit français Ă©tait nette â mais sĂ©vĂšre :
- Tomber malade pendant ses vacances ? Tant pis : les congés sont considérés comme pris.
- Le salarié ne peut ni reporter, ni prolonger ses congés.
- Il perçoit lâindemnitĂ© de congĂ©s payĂ©s (et Ă©ventuellement les IJSS), mais pas le complĂ©ment employeur.
Autrement dit, la maladie tombe mal⊠et ne change rien au décompte des jours de repos.
Sauf que lâUnion europĂ©enne ne voit pas les choses de cette façon.
La Cour de justice de lâUnion europĂ©enne (CJUE) a rappelĂ© une distinction fondamentale :
Le congé payé vise à se reposer,
lâarrĂȘt maladie vise Ă se soigner.
Et donc, si un salariĂ© tombe malade pendant ses congĂ©s, il doit pouvoir rĂ©cupĂ©rer les jours quâil nâa pas pu consacrer au repos.
Câest une conception protectrice, dĂ©jĂ suivie par plusieurs juridictions nationales. En France, la cour dâappel de Versailles lâa appliquĂ©e dĂšs 2022, en reconnaissant Ă un salariĂ© le droit au report de ses congĂ©s non pris en raison de sa maladie.
Mise en demeure de la France (juin 2025)
La Commission européenne a décidé de hausser le ton.
Elle a mis en demeure la France de modifier sa législation, considérée comme contraire au droit européen.
Elle laisse jusquâau 18 aoĂ»t 2025 pour rĂ©agir. PassĂ© ce dĂ©lai, une procĂ©dure contentieuse pourrait ĂȘtre engagĂ©e.
Que faire pour les employeurs ?
Le droit français nâa pas encore changĂ©, mais la prudence sâimpose :
- Le ministĂšre du Travail recommande dâores et dĂ©jĂ dâappliquer la rĂšgle europĂ©enne.
- ConcrĂštement : accepter de reporter les congĂ©s payĂ©s si le salariĂ© prĂ©sente un arrĂȘt maladie couvrant la pĂ©riode.
Câest un choix stratĂ©gique, qui vise Ă prĂ©venir les contentieux prudâhomaux Ă venir.
Ce quâil faut retenir
- Un salarié malade pendant ses congés a droit au report de ses jours non pris, selon le droit européen.
- Le droit français doit évoluer rapidement.
- En attendant, les employeurs ont tout intĂ©rĂȘt Ă anticiper ce changement pour Ă©viter dâĂȘtre sanctionnĂ©s.
De nouvelles rĂšgles Ă venir, donc. Et une bonne occasion, pour les reprĂ©sentants du personnel, de rappeler que le droit au repos⊠nâest pas nĂ©gociable.
â


Le harcĂšlement « moral » peut ĂȘtre commis par une personne « morale » !
Aujourdâhui, on revient sur un rĂ©cent sĂ©isme en droit du travail, avec lâarrĂȘt de la Cour de cassation rendu le 21 janvier 2025 (n° 22-87.145).
Pour rappel, le harcĂšlement moral est dĂ©fini par lâarticle 222-33-2 du Code pĂ©nal comme des « (âŠ) comportements rĂ©pĂ©tĂ©s ayant pour objet ou pour effet une dĂ©gradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte Ă ses droits et Ă sa dignitĂ©, d'altĂ©rer sa santĂ© physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel (âŠ) ».
En lâespĂšce, l'arrĂȘt concernait la tristement fameuse affaire France Telecom. Dans cette entreprise, rĂ©cemment privatisĂ©e, le mot d'ordre donnĂ© aux manager Ă©tait de faire sortir les salariĂ©s, coĂ»te que coĂ»te, « par la porte », ou, Ă dĂ©faut, « par la fenĂȘtre ». Tout un programme...
Une des difficultĂ©s soulevĂ©es Ă©tait cependant celle de rattacher lâinfraction Ă des individus prĂ©cis, dĂšs lors que ce harcĂšlement Ă©tait conçu comme une politique structurelle. Â
Une personne morale, ici, une entreprise, peut-elle avoir ⊠des intentions ?
La Cour de cassation a « vulgarisé » sa position :
« La loi :
- nâimpose pas que les agissements rĂ©pĂ©tĂ©s sâexercent Ă lâĂ©gard dâune victime dĂ©terminĂ©e ;
- nâimpose pas que les agissements rĂ©pĂ©tĂ©s sâexercent dans une relation interpersonnelle entre lâauteur et la victime > le fait quâauteur et victime appartiennent Ă la mĂȘme communautĂ© de travail est suffisant.
La loi permet de rĂ©primer les agissements rĂ©pĂ©tĂ©s qui sâinscrivent dans une « politique dâentreprise », câest-Ă -dire lâensemble des dĂ©cisions prises par les dirigeants ou les organes dirigeants dâune sociĂ©tĂ© visant Ă Ă©tablir ses modes de gouvernance et dâaction. »
C'est une position trĂšs ingĂ©nieuse quâa adoptĂ©e la Haute Juridiction. Elle a reconnu quâun mode de management peut ĂȘtre harcelant, sans que ces faits de harcĂšlement nâaient Ă ĂȘtre rattachĂ©s aux agissements commis en connaissance de cause par une seule personne physique. DĂšs lors que le harcĂšlement existe et quâil est institutionnalisĂ©, et il entraĂźne la responsabilitĂ© de ses dirigeants.
Cette décision constitue une avancée sociale majeure, protégeant les salariés des pratiques managériales harcelantes, en vigueur dans certaines entreprises.
Justice a donc été rendue pour les salariés de France Telecom.
Les dirigeants dâune personne morale pourront donc dĂ©sormais ĂȘtre condamnĂ©es pour avoir les faits de harcĂšlement moral institutionnels commis.
De bien beaux mots, pour une situation si « immorale »...
â
â
.jpg)

Jâai Ă©tĂ© licencié⊠Dois-je signer mon solde de tout compte ?
Lorsqu'un salariĂ© est licenciĂ©, il reçoit un solde de tout compte qui fait lâinventaire des sommes versĂ©es Ă lâoccasion de la rupture de son contrat.
S'il est signĂ©, on dit que ce document a un effet « libĂ©ratoire » pour lâemployeur.
Dit plus clairement : si je le signe, je nâaurai plus que 6 mois pour saisir les prudâhommes et contester les sommes qui y sont mentionnĂ©s.
Vous pouvez également le signer en apposant la mention « sous réserve de mes droits » sous votre signature. Cette mention neutralisera le délai de 6 mois.
Dans l'affaire jugĂ©e le 14 novembre 2024 (Cass. soc., 14 novembre 2024, n° 21-22.540), un salariĂ© licenciĂ© nâavait pas signĂ© son solde de tout compte en raison de son incarcĂ©ration.
Estimant avoir Ă©tĂ© lĂ©sĂ© sur certaines sommes, il avait saisi les prudâhommes Ă sa sortie de prison, plus de 3 ans plus tard.
La Cour de cassation a estimĂ© que, bien que le salariĂ© nâait pas signĂ© le solde, le dĂ©lai de prescription avait couru dĂšs 2013, et son action Ă©tait dĂ©sormais forclose, en ce que son incarcĂ©ration nâavait pas suspendu lâĂ©coulement des dĂ©lais « normaux » de prescription.
Ainsi, deux enseignements peuvent ĂȘtre tirĂ©s de cette affaire :
- Si vous ĂȘtes licenciĂ©, votre solde de tout compte non-signĂ© vous permettra dâagir aux prudâhommes en cas de contestation des sommes ou en cas de non-versement par lâemployeur ;
- Si vous ĂȘtes incarcĂ©rĂ©, vous devrez tout de mĂȘme agir dans les dĂ©lais de prescription lĂ©gaux (un an pour la contestation de la rupture, deux ans pour lâexĂ©cution du contrat, trois ans pour le paiement de salaires et cinq ans pour des faits de harcĂšlement moral ou de discrimination) ; ces dĂ©lais courront, y compris pendant votre sĂ©jour en prison.
Nous ne vous souhaitons bien Ă©videmment ni lâun, ni lâautreâŠ
â
.jpeg)

Inaptitude au travail : ĂȘtre (reclassĂ©), ou ne pas ĂȘtre (reclassĂ©) ?
Pour rappel, lorsque vous ĂȘtes dĂ©clarĂ© inapte Ă votre poste par le mĂ©decin du travail, ce dernier doit se prononcer sur la possibilitĂ© ou non de procĂ©der Ă votre reclassement. Si votre reclassement est possible, alors lâemployeur est obligĂ© de vous rechercher un poste disponible. Ce nâest quâĂ dĂ©faut de poste proposĂ© quâune procĂ©dure de licenciement sera enclenchĂ©e Ă votre encontre.
Vous pourrez alors saisir les prud'hommes si vous estimez que lâemployeur a manquĂ© Ă cette obligation de reclassement.
Mais alors, si vous en arrivez lĂ , qui devra prouver quoi ?
DĂšs lors que lâemployeur propose un poste respectant les recommandations du mĂ©decin du travail, il est prĂ©sumĂ© avoir rempli son obligation de reclassement. Il appartient alors au salariĂ© de « renverser » cette prĂ©somption en apportant la preuve contraire.
Dans une affaire jugĂ©e par la Cour de cassation le 4 septembre, (Cass. Soc. 4 septembre 2024, n°22-24.005), un salariĂ© licenciĂ© pour inaptitude avait estimĂ© que son employeur nâavait pas loyalement recherchĂ© un poste dans sa rĂ©gion.
La Cour dâappel avait alors donnĂ© raison au salariĂ©, en estimant que lâemployeur nâapportait pas la preuve dâavoir recherchĂ© un tel poste.
Cependant, la Cour de cassation a censurĂ© cette dĂ©cision, estimant que câest bien au salariĂ© dâapporter des preuves de la dĂ©loyautĂ© de l'employeur dans ses recherches.
En pratique, archiver des offres dâemplois diffusĂ©es par votre employeur sur LinkedIn, Indeed ou en interne pourra vous permettre de monter votre dossier. Avis aux « screenshoters » en tout genre.
â
.jpeg)

Victimes de racisme : les juges vous entendent !
Il n'est pas rare que des salariĂ©s discriminĂ©s se dĂ©solent du caractĂšre indĂ©montrable des agissements qu'ils subissent. Et pour cause : la discrimination â et plus encore, la discrimination en raison de lâorigine â sĂ©vit dans l'opacitĂ©.
L'article L. 1134-1 du Code du travail vient Ă la rescousse de ces salariĂ©s en disposant que devant un juge, ces derniers n'ont qu'Ă prĂ©senter des Ă©lĂ©ments laissant supposer l'existence d'une discrimination â et non des faits dĂ©montrant intĂ©gralement la discrimination. Pour se dĂ©fendre de ces agissements, lâemployeur devra prouver que les Ă©lĂ©ments reposent sur des Ă©lĂ©ments objectifs Ă©trangers Ă toute discrimination.
Dans une affaire rĂ©cente, un salariĂ© avait dĂ©noncĂ© Ă son employeur des propos racistes rĂ©pĂ©tĂ©s de ses supĂ©rieurs, une attitude discriminatoire, et, notamment le refus de lâun dâeux de le saluer.
Estimant ces agissements discriminatoires, il avait pris acte de la rupture de son contrat et saisi les prudâhommes pour faire reconnaĂźtre par les juges cette dĂ©mission comme un licenciement nul â avec toutes les consĂ©quences indemnitaires qui sâensuivent
La Cour dâappel avait jugĂ© que le salariĂ© nâavait pas dĂ©montrĂ© avoir subi de mesure discriminatoire.
La Cour de cassation a sorti son stylo rouge et a censuré cette décision (Cass. soc., 14 nov. 2024, n° 23-17.917), jugeant que les faits rapportés étaient autant d'indices laissant supposer l'existence d'une discrimination liée à son origine.
Cet arrĂȘt a le mĂ©rite de rappeler aux salariĂ©s qu'en matiĂšre de discrimination, la charge de la preuve ne repose pas entiĂšrement sur eux !
â




